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grandbudapesthotelVenu passer quelques jours au célèbre Grand Budapest Hôtel, un écrivain entreprend le propriétaire afin de connaître l’histoire de l’hôtel. Tout commence lorsque Zero Moustafa est embauché par le concierge…

Movie challenge 2017 : un film d’action/d’aventure

J’avais prévu ce film pour la catégorie du Movie challenge « un film avec un(e) acteur/trice que je déteste », en raison de la présence au casting de Léa Seydoux, l’actrice française qui m’insupporte le plus.

Et puis ce film a été choisi pour le Popcorn CinéClub du mois de mars, ce qui tombait à pic. J’avais hâte de le voir (en dépit de Léa Seydoux), car j’avais déjà failli le visionner plusieurs fois, et j’en avais entendu le plus grand bien. C’était donc pour moi l’occasion d’enfin découvrir l’œuvre de Wes Anderson.

Finalement, après l’avoir vu, j’ai décidé de le changer de catégorie, pour deux raisons. La première, c’est que Léa Seydoux apparaît à peine dans deux scènes, donc on ne peut pas dire que j’ai eu un réel effort à faire pour la supporter. La deuxième est que ce film s’est révélé assez différent de ce que j’imaginais, et c’est ce que j’ai voulu souligner en le plaçant dans la catégorie « aventure ».

En effet, si le début du film se situe bien dans le Grand Budapest Hôtel, la suite nous fait parcourir toute la Zubrowka, une république fictive censément inspirée des œuvres de Stefan Zweig, à l’aube d’une guerre (dans les années 30, toute ressemblance avec la Seconde Guerre mondiale ne serait donc pas vraiment fictive). Le sympathique Zero (Tony Revolori), dévoué corps et âme à son employeur Gustave H. (Ralph Fiennes, qui trouve là un rôle moins sérieux que ce à quoi il nous avait habitué), le suit à l’enterrement d’une des clientes habituées du palace. C’est le début des ennuis, puisque la famille de la défunte, Dmitri (Adrien Brody) en tête, ne supporte pas que Gustave fasse partie des héritiers, et lance à ses trousses un terrible tueur (Willem Dafoe).

Dès lors, Zero raconte la course-poursuite de plus en plus rocambolesque qui voit intervenir tout un tas de personnages (tous incarnés par de grands acteurs, pêle-mêle Tilda Swinton, Bill Murray, Mathieu Amalric, Edward Norton, Owen Wilson…) et des lieux improbables (prison, trains, église, téléphérique…). Wes Anderson semble s’amuser comme un fou à promener ses personnages dans des univers très graphiques (on se croirait dans une BD), aux ambiances léchées. Certes, on devine le fond derrière la forme, et on n’a pas le temps de s’ennuyer dans cette cavalcade menée tambour battant, mais il m’a tout de même manqué quelque chose pour adhérer tout à fait aux péripéties. J’ai toujours un peu de mal avec les univers cinématographiques extrêmement marqués, comme avec Jean-Pierre Jeunet par exemple, et le côté surréaliste de l’histoire m’a laissée perplexe. Ce qui m’a raccrochée en cours de route, c’est la présence de l’exceptionnelle Saoirse Ronan, qui crève toujours autant l’écran, même dans un rôle secondaire.

En définitive, même si j’ai passé un bon moment, je n’ai pas été aussi emballée par ce long-métrage que je m’y attendais, et je ne comprends pas vraiment pourquoi tout le monde crie au génie. Mais si vous avez des explications, n’hésitez pas à me les laisser en commentaires !

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