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affiche-film-lady-birdChristine, en dernière année dans un lycée privé, se fait appeler « Lady Bird » et rêve d’aller à l’université à New York. Elle s’inscrit au club théâtre avec son amie Julianne, issue comme elle des quartiers modestes de Sacramento… 

Movie challenge 2018 : un film se déroulant dans un lycée

Ayant beaucoup aimé Frances Ha à sa sortie, je fais partie des cinéphiles que le nom de Greta Gerwig suffisait à attirer dans les salles obscures pour Lady Bird. En y ajoutant un casting composé des jeunes interprètes les plus doué(e)s de leur génération (Saoirse Ronan, vue dans The Grand Budapest Hotel entre autres, Lucas Hedges, la révélation de Manchester by the sea et Timothée Chalamet, incontournable depuis Call Me By Your Name), le film avait tout pour m’enthousiasmer.

Je pense qu’il a d’ailleurs souffert de cet enthousiasme, car je m’attendais vraiment à quelque chose d’exceptionnel. Or si j’ai passé un bon moment, j’ai tout de même éprouvé une petite déception.

Sur le plan de la réalisation, je m’attendais à quelque chose de plus innovant et audacieux, et de même côté scénario. Pour un film nommé aux Oscars, j’aurais imaginé quelque chose de vraiment fort sur l’adolescence. Non pas que le film ne soit pas pertinent. Il l’est dans plusieurs des questionnements majeurs du passage à l’âge adulte : les relations amicales et amoureuses, le rapport aux parents, entre ingratitude et attachement, les ambitions pour son propre futur, la prise de conscience de son milieu social… Autant de thématiques que rencontre « Lady Bird » au cours du film, mais que j’ai déjà vues abordées ailleurs. Certaines scènes m’ont d’ailleurs rappelé d’autres teen movies : l’accident de voiture du début m’a fait penser à The Spectacular Now, l’enjeu du bal de promo à Ten things I hate about you, la volonté de devenir amie avec des gens « populaires » au Monde de Charlie, les premiers émois à Men, Women and Children… C’est une veine que le cinéma américain maîtrise définitivement mieux que le cinéma français, et Lady Bird trouve honnêtement sa place dans cette liste… sans être le meilleur de sa catégorie.

Par ailleurs la tonalité douce-amère du film a quelque chose de séduisant, mais j’aurais aimé ressentir plus d’émotions. Même si le fait de vouloir quitter sa ville d’origine pour aller étudier à New York me parle forcément, moi qui suis arrivée à Paris à 18 ans, je n’ai par ailleurs pas eu l’occasion de me sentir vraiment bouleversée. Pourtant, le film bénéficie de personnages secondaires touchants : le père de « Lady Bird » (même si le film est axé sur la relation mère-fille), sa meilleure amie « Jules » (Beanie Feldstein, à suivre), le prêtre dépressif… mais ceux-ci sont assez peu développés.

J’imaginais également que le film serait plus drôle. J’ai effectivement ri à quelques reprises, mais pas forcément pour des raisons intrinsèques au film (disons que la scène où Christine saigne du nez rappelle vivement une scène vue récemment au cinéma…).

Si j’ai globalement adhéré au parcours de l’héroïne, la fin m’a laissée un peu sceptique car encore une fois j’en attendais davantage. Je trouve donc que ce Lady Bird a été un peu survendu et qu’il s’agit somme toute d’un film indé sympathique sur l’adolescence, ni plus ni moins.

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