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affiche-film-rendelUn super-héros masqué, Rendel, combat une entreprise pharmaceutique, Vala, qui a mis au point un vaccin contenant des composés douteux : en contact avec la peau, la molécule se fond avec elle et la rend inattaquable…

Movie challenge 2018 : un film qui a eu de mauvaises critiques

Celles et ceux qui me connaissent s’interrogeront, pastichant Molière : « Que diable allait-elle faire dans cette galère ? » En effet, il est de notoriété publique que je ne suis pas fan des super-héros ni des films d’action en général. Pourquoi alors avoir voulu visionner le long-métrage de Jesse Haaja, noté 1,9 étoiles sur 5 et arrosé de critiques acerbes sur Allociné ?

J’aurais eu un argument assez bon sous la main : il s’agit d’une des très rares productions finlandaises à parvenir jusqu’à nous. Moi qui aime beaucoup le cinéma nordique en général, j’aurais forcément été intriguée. Sauf que la vérité est nettement plus prosaïque : je suis tombée sur le début de ce film en zappant, chose que je ne fais qu’en vacances.

J’ai beau n’être pas du genre à démonter gratuitement une oeuvre, j’aurais bien du mal à qualifier ce film d’autre chose que de navet. Scénario, effets, dialogues, acteurs, c’est simple, rien ne va. Sans être une grande spécialiste du genre, j’ai quand même un minimum d’attentes vis-à-vis d’un film de super-héros : ne pas m’ennuyer, et avoir envie de suivre le personnage principal.

Manque de chance, ici, le spectateur ignore pendant plus de la moitié du film l’identité de Rendel. Il peut s’en douter, mais comme plusieurs personnages se ressemblent, il peut aussi s’embrouiller. Et quand bien même, la première apparition de l’homme caché derrière Rendel ne le rend pas particulièrement sympathique. Côté charisme du héros, donc, on repassera. Les « méchants » ne sont pas mieux : un patriarche en costard qui passe son temps à humilier son fils, et ce dernier au look improbable qu’on verrait mieux en train de coder ou jouer du métal qu’à la tête d’un réseau de mafieux. Bon, il ne faut pas juger sur la mine, et le manque d’aura du personnage fait clairement partie de l’histoire mais les confrontations père-fils en deviennent ridicules, et le dénouement de leur relation attendu.

Le combat entre Rendel et l’entreprise de la famille Erola se déroule sans grande surprise, Rendel utilisant des véhicules emplis de preuves pour remonter à la source (en même temps il a travaillé pour cette entreprise, qu’avait-il donc besoin de ces camions pour savoir où trouver ses proies ?). Les combats en temps que tels sont mal filmés, avec des effets ultra cliché (des ralentis par exemple), des éléments mal exploités (un crochet auquel personne ne sera accroché quand bien même les protagonistes se battent autour pendant 5 bonnes minutes). Et les punchlines sont pitoyables, dignes d’une mauvaise parodie (« le cuir noir c’est ringard », dixit).

La naissance du super-héros, qui aurait dû constituer une des scènes les plus marquantes, s’enfonce dans la violence gratuite (montrer un enfant se prendre une balle en pleine tête n’est pas forcément d’une grande utilité), et pose la question de la vraisemblance du personnage (il s’enduit la tête mais pas le corps, pourquoi ? et surtout, comment et où cet employé de bureau apprend-il à se battre ?).

Bref, rien à sauver dans ce film grotesque jusqu’à sa dernière réplique (qui laisse malheureusement augurer d’une suite). Ce n’est pas le cinéma finlandais qui me réconciliera avec le film de super-héros, je le crains ! Le film aura au moins eu un mérite : me faire compléter cette catégorie du Movie challenge qui ne m’inspirait guère !

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