« Madame, vous allez m’émouvoir », ma bonne surprise de fin d’année

couverture-livre-madame-vous-allez-m-emouvoirLucie découvre des correspondances de guerre dans les archives familiales. Son arrière-grand-père, Paul, a laissé un témoignage de son activité de médecin au front durant la Première Guerre mondiale. Elle décide d’en faire quelque chose…

Je n’avais pas repéré ce livre, et pour cause, je ne lis à peu près que des romans, et suis assez peu friande habituellement des témoignages et autres histoires vraies. A fortiori lorsque celles-ci tournent autour des deux guerres mondiales, des sujets que j’ai, comme beaucoup, étudiés à l’école et m’ont rapidement lassée. Il faut dire que je suis toujours plus attirée par le contemporain que par l’historique.

Mais j’ai reçu ce livre de la part des éditions Flammarion, sans l’avoir demandé, et je me suis dit que, maintenant qu’il était arrivé jusqu’à moi, j’allais lui donner une chance. Au pire, je l’abandonnerais au bout de quelques pages.

Or je n’ai pas abandonné. Déjà, j’ai retrouvé dans le procédé ce qui m’avait plu récemment dans le récit de Marie-Aude Murail, En nous beaucoup d’hommes respirent : un livre richement documenté et illustré avec plein de photos d’époque et des matériaux de base (carnets, lettres…) qui rendent l’ensemble très vivant et les personnages attachants. Cela permet aussi de mieux s’y retrouver, ce qui est nécessaire dans une histoire qui fait intervenir 5 générations ! L’arbre généalogique présent en début de livre est vraiment bienvenu et aurait même pu être plus complet car plusieurs fois l’autrice parle d’une cousine ou d’un oncle sans qu’on devine de qui il s’agit.

Sur le fond, évidemment, il est question de guerre, puisque Paul, le médecin, a connu les deux guerres mondiales, qui ont aussi diversement touché d’autres membres de la famille. Dans celle-ci, on trouve des jeunes gens morts pour la France, des résistants, un préfet sous Vichy, des situations suffisamment complexes et variées pour intriguer le lecteur et le tenir captif.

On trouve aussi, et heureusement, tout ce qui fait le sel d’une vie familiale indépendamment des événements historiques qu’elle peut croiser : des histoires d’amour, des trahisons, des brouilles, des séparations, des deuils, des naissances…

Pour rendre tout cela concret aux yeux du lecteur, Lucie Tesnière a eu une bonne idée : se mettre elle-même en scène comme un personnage du récit, et narrer par le menu le déroulé de ses recherches pour reconstituer cette fresque imposante. D’enregistrements de témoignages des anciens en salles des archives, de maisons prêtées le temps d’écrire en carnets retrouvés dans des appartements inoccupés, de trajets en train en épopées en voiture, la jeune femme fait preuve d’une détermination touchante et admirable. Finalement, l’héroïne que l’on suit, c’est surtout elle, dans sa volonté de rendre hommage aux générations passées avant que l’oubli ne les avale. Un peu comme dans le si beau Coco de Disney, telle est la morale de l’histoire : les morts restent présents tant que quelqu’un se souvient d’eux, et de ce qu’ils ont accompli.

Je remercie donc les éditions Flammarion pour cette belle surprise de fin d’année qui m’a permis de sortir de mes sentiers battus littéraires pour accompagner cette famille à travers les époques.

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« Demain » nous appartient

affiche-film-demainCyril Dion, Mélanie Laurent et leur équipe décident de partir sur les traces d’initiatives visant à changer la société pour plus d’écologie et d’équité.

Cela fait longtemps que j’avais ce film dans ma liste à voir et j’ai profité de l’actualité, avec le mouvement #Onestprêts et la pétition qui circulait fin 2018 pour demander au gouvernement d’agir urgemment contre le réchauffement climatique, pour enfin me plonger dans le documentaire co-signé par Cyril Dion et Mélanie Laurent.

Clairement chapitré pour aborder les différents domaines qui s’entremêlent dans les questions écologiques (agriculture, économie, éducation, etc.), le film s’appuie sur un mode narratif de conversation : Cyril et Mélanie discutent, elle l’interrogeant et lui l’entraînant vers d’autres découvertes et d’autres rencontres. Ensemble, ils ont parcouru le globe (oui, en avion…) avec leur équipe pour aller à la rencontre de spécialistes, chercheurs, mais aussi acteurs locaux qui ont mis en œuvre des solutions. On aime le côté proche de l’humain qui ressort de la méthode, très pédagogique, mais aussi le ton résolument optimiste sur un sujet déchaînant régulièrement le catastrophisme. Ici, pas de paranoïa ni de déprime, plutôt un panel de petites solutions dont chacun peut s’emparer à son échelle : créer une monnaie locale dans sa ville, planter un potager de permaculture dans son jardin, repenser l’organisation de son entreprise pour fonctionner de façon moins polluante et avec plus d’équité et de coopération au sein de l’équipe… L’exemple de l’entreprise de Lille qui fabrique des enveloppes est le seul français mais pas le moins intéressant. Globalement, le film réussit bien à nous embarquer dans son élan, grandement aidé par la très chouette bande-originale motivante de Fredrika Stahl (dans un style assez proche d’Agnès Obel en moins mélancolique).

Ensuite, j’ai voulu voir Après demain, la suite du film réalisée par Cyril Dion sous la forme d’un numéro du magazine Infrarouge sur France 2. Et si j’ai retrouvé le côté dialogué avec Laure Noualhat et quelques exemples inspirants, j’ai été nettement moins convaincue par ce deuxième volet qui accentue les défauts du premier. À force de positiver, l’équipe en vient à occulter les limites et problèmes des solutions envisagées : on parle beaucoup d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques, sans parler par exemple des centrales à charbon souvent complémentaires ou des problèmes liés à leur fabrication et recyclage. On découvre que plusieurs belles initiatives du premier volet n’ont pas vraiment survécu, ou ont évolué d’une façon qui pose des questions. Et pourtant, même si la voix féminine se veut piquante sur ces sujets sensibles, le réalisateur réussit à esquiver à chaque fois, semblant ne jamais remettre en question ni ce qu’il observe (auquel l’adhésion paraît parfois un peu naïve et précipitée), ni son propre rôle. On croit comprendre, entre les lignes, qu’il considère Demain comme le grand récit fondateur d’une humanité post-capitaliste, comme s’il avait lancé une révolution. Or quand on regarde autour de nous, même si nombreux sont les gens à avoir vu le film, on n’a pas forcément l’impression que tout a changé ni qu’il est temps de se reposer sur ses lauriers. Bref, j’ai été déçue par ce visionnage car j’ai trouvé que le mouvement initié par Demain avait perdu de sa fraîcheur et de sa lucidité. Dommage… Reste à chacun(e) de se lancer dans des initiatives lui redonnant de la vigueur !

« Une femme d’exception » : we want sex equality

onthebasisofsexRuth Bader Ginsburg entre à Harvard, une université encore largement masculine, pour y étudier le droit, comme son mari. Alors qu’elle jongle entre les cours, le sexisme ambiant et leur vie de famille, Martin tombe malade…

Ce film faisait partie de mes grandes espérances pour 2019, car son sujet éminemment politique et féministe me tentait forcément beaucoup. Pour autant, je ne connaissais pas jusqu’ici Ruth Bader Ginsburg, la « femme d’exception ».

J’ai eu une révélation en découvrant ce long-métrage lors de l’avant-première parisienne en décembre : j’ai compris (enfin, dirons certain(e)s !) l’intérêt du genre du biopic.

Oui, jusque-là, j’avais une dent contre ce genre cinématographique, que j’associais à la facilité (alors que créer de toutes pièces une fiction me semblait plus audacieux) et à des longueurs, car bien entendu la vraie vie n’est jamais aussi palpitante et romanesque que la fiction.

Mais ça, c’était avant On the basis of sex (je préfère le titre en VO). Dès les premiers instants, le film de Mimi Leder a su me captiver avec cette héroïne à laquelle il est facile pour toute jeune femme féministe de s’identifier. Pas besoin de super-héros avec des pouvoirs quand on peut avoir cette femme, qui ose remettre à sa place le doyen de la faculté de droit d’Harvard d’une remarque sarcastique en réponse à son flagrant sexisme. Ruth est épatante : elle mène de front vie privée et vie professionnelle, y compris quand le destin lui complique la tâche et que son mari tombe gravement malade, ne lâche rien et fait rayonner autour d’elle ses valeurs, qu’elle transmet notamment à sa fille (Cailee Spaeny, retenez bien ce nom car elle a tout d’une future star). Et son interprète l’est tout autant : Felicity Jones (Une merveilleuse histoire du temps) se glisse à merveille dans la peau de cette femme à la fois normale, avec des moments de doute, et hors du commun par sa volonté et sa détermination. L’actrice a adopté la gestuelle de son modèle sans tomber dans le mimétisme parfois exagéré de certains biopics et propose un portrait de femme extrêmement vivant et dynamique.

Le dynamisme, c’est justement ce qui m’a marqué dans ce film sans temps mort. La réalisation est certes assez classique mais redoutablement efficace, soutenue à propos par une musique entraînante qui attrape le spectateur au vol et l’empêche de lâcher prise. J’ai véritablement été happée par l’histoire, que j’ai suivie le cœur battant, avec exaltation, au fur et à mesure que les obstacles se dressent et que Ruth les efface.

Il faut dire qu’elle est aidée dans son combat par une galerie de personnages secondaires attachants (j’ai beaucoup apprécié l’apparition de Kathy Bates en particulier), et soutenue sans faiblir par son mari Martin (Armie Hammer, qui depuis Call Me By Your Name est toujours un bon argument en faveur d’un film). Dans cette lutte pour l’égalité des genres dans la loi, le film a l’intelligence de ne pas tomber dans la guerre des sexes mais de s’appuyer justement sur ce qui fait la force des Ginsburg : un couple uni, où chacun sait être là pour l’autre et le faire bénéficier de ses points forts tout en lui laissant l’espace de s’exprimer ; un couple où tout se fait en binôme, qu’il s’agisse des tâches ménagères, de l’éducation des enfants et même des aventures professionnelles.

Premier coup de cœur de 2019, ce film m’a réconciliée avec son genre en même temps qu’il me faisait découvrir une grande dame des États-Unis jusqu’ici quasi inconnue en France. C’est là qu’un biopic est utile, quand il nous permet d’honorer des figures exceptionnelles qui ont permis de grandes avancées, parfois en toute modestie. On the basis of sex nous donne envie d’en savoir plus sur Ruth (en rattrapant le documentaire RBG par exemple), de continuer son combat… et de le revoir à chaque fois que nous aurons besoin d’inspiration féministe.

Movie challenge 2018, le bilan !

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Le Movie challenge est revenu en 2018 pour la troisième année consécutive avec comme l’an dernier Tinalakiller et moi-même aux manettes. Il est l’heure de tirer le bilan de cette expérience.

Voici les films vus dans le cadre du Movie challenge cette année :

Un film dont je voudrais changer la fin : Grand Froid

Un film qui m’a déçu(e) : Certaines femmes

Un film qui a eu de mauvaises critiques : Rendel

Un film que personne ne s’attendait à ce que j’aime : Ocean’s 8

Un film européen hors France : Woman at war

Un film ni américain ni européen : Burning

Un film qui se déroule dans le milieu médical : Médecin de campagne

Un film dont un personnage a le même nom/surnom que moi : The Rider

Un film avec un verbe à l’infinitif dans le titre : Plaire, aimer et courir vite

Un film avec une saison dans le titre : Hot summer nights

Un film avec un prénom dans le titre : Gaspard va au mariage

Un film dont le titre comporte une couleur : Blue Valentine

Un film dont le titre contient un numéro : Una

Un film réalisé par un acteur/une actrice qui joue dedans : Comme une image

Un film réalisé par un non-réalisateur à l’origine (hors acteur et actrice) : Première année

Un film muet : L’Opinion publique

Un documentaire : Merci patron ! 

Un court-métrage : Avant que de tout perdre

Un film sorti l’année de ton bac : L’étrange histoire de Benjamin Button

Un film primé à Berlin ou Venise : Jusqu’à la garde

Un film primé à Cannes : Snow Therapy

Un film ayant remporté l’Oscar du meilleur film : Slumdog millionaire

Un premier film : Miss Stevens

Un film engagé : Razzia

Un film qui m’a mis(e) en colère : Comme les autres

Un film avec un personnage atteint d’un handicap (physique et/ou mental) : Walk with me

Un film qui n’est pas sorti en salles en France : Newness

Un film se déroulant dans un lycée/collège/université : Lady Bird

Un film avec un acteur que j’adore : Place publique

Un film avec une actrice que j’adore : Breakfast at Tiffany’s

Un film sensuel ou érotique : Call Me By Your Name

Un film qui dure minimum 3 heures : Winter sleep

Un film se déroulant pendant les fêtes de Noël ou pendant la Saint-Sylvestre : Santa et cie

Un remake ou film ayant été objet de remake : The Great Gatsby

Un film tiré d’une série/ayant inspiré une série : The man from U.N.C.L.E

Un film adapté d’un livre que j’ai lu : Le Collier rouge

Un film d’animation : Ferdinand

Un film dont le héros n’est pas humain : Marley et moi/A dog’s purpose

Un film basé sur des faits réels : L’Affaire SK1

Un film avec une bonne BO : (500) jours ensemble

Cette année encore, le Movie challenge a comporté son lot de films un peu décevants ou qui ne m’ont pas laissé trop de souvenirs (Grand froid, Certaines femmes, Newness, Slumdog millionaire…) voire de séances vraiment pénibles (Rendel, Comme les autres…).

J’y ai casé beaucoup de films de 2018 que je comptais voir de toute façon : Ocean’s 8, Woman at War, Burning, The Rider, Hot Summer Nights, Gaspard va au mariage, Première année, Jusqu’à la garde, Razzia, Lady Bird, Place publique, Call Me By Your Name, Le collier rouge. 

Mais il y a quand même eu quelques très chouettes découvertes : Médecin de campagne, Blue Valentine, Avant que de tout perdre, Snow therapy, Miss Stevens, Walk with me, The man from UNCLE…

Globalement j’ai trouvé l’expérience un peu moins riche que l’an dernier car j’ai moins eu l’impression que le challenge me sortait de ma zone de confort cinématographique… probablement parce que celle-ci s’est élargie d’elle-même à mesure que je suis allée découvrir de plus en plus de films variés en salles. Mais c’était tout de même fort sympathique de se prêter au jeu ! J’espère que vous aussi vous avez apprécié suivre le Movie challenge 2018, que vous y ayez participé ou non. Et si c’était le cas, n’hésitez pas à me faire part de votre expérience et de vos retours ! Qui sait, cela pourrait permettre d’enrichir une prochaine édition…  😉

Top 10 films de 2018

Cette année a été à mes yeux relativement moyenne d’un point de vue global mais excellente concernant le cinéma français, qui m’a offert presque tous mes coups de cœur de l’année, avec des films forts sur des sujets délicats et marquants. Sur les 55 films de 2018 visionnés (je sais que c’est peu par rapport à certain(e)s mais cela constitue pour moi une progression), voici les 10 que j’ai choisi de retenir, de manière bien sûr subjective…

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  1. Dilili à Paris

Chaque année, un film d’animation réussit à se glisser dans mon top, car c’est un genre que j’aime beaucoup. Et cette année, j’ai été conquise par le film de Michel Ocelot, son esthétique inimitable, sa vivacité, sa capacité à faire revivre de grandes figures de la Belle Époque mais surtout l’habile initiation au féminisme que le film constitue pour les enfants, un engagement qui m’a profondément émue.

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  1. Tully

Visiblement oublié à l’heure des bilans, le film de Jason Reitman m’a séduite à la fois par son propos, le jeu de ses actrices (Charlize Theron et Mackenzie Davis) mais aussi la poésie que le réalisateur a cette fois insufflée à son univers réaliste habituel. Comme toujours avec ce cinéaste que j’apprécie particulièrement, le film comporte une vraie analyse sociale : on peut dire, me semble-t-il, qu’il s’agit du premier long-métrage autour du thème de la charge mentale, qu’il évoque avec honnêteté.

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  1. En guerre

Des neuf films en compétition à Cannes que j’ai pu voir cette année, c’est celui que je retiens et auquel j’aurais décerné la Palme. Même si je n’ai pas toujours adhéré aux choix de cadrage et de montage de Stéphane Brizé, la prestation de Vincent Lindon est impressionnante et la peinture de ce conflit social criante de vérité et d’humanité. Un film qu’il me semble important d’avoir vu pour comprendre le climat français…

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  1. Love, Simon

J’ai eu la chance de découvrir le film de Greg Berlanti lors de l’avant-première au Grand Rex et je sais que cette salle de 2 700 personnes en communion a contribué à l’affection que je porte à ce film. Certes, c’est une romcom adolescente (genre souvent considéré comme mineur) mais qui a le mérite de présenter un personnage gay dans toute sa normalité. Pour l’apport de ce film à la société et aux canons hollywoodiens, et tous les coming out qu’il a rendu possibles, il méritait largement sa place dans mon top.

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  1. Mademoiselle de Joncquières

Si j’aime profondément le cinéma d’Emmanuel Mouret depuis des années, j’ai eu la surprise de constater que son passage par l’exercice du film en costumes lui permettait de conquérir une cible plus large que ses films habituels. Et je m’en réjouis car cette adaptation d’un texte de Diderot est beaucoup plus moderne dans son propos qu’on n’aurait pu l’imaginer, et offre à Édouard Baer et Cécile de France l’occasion de numéros d’acteur/trice très impressionnants.

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  1. Première année

Vrai coup de cœur, ce film symbolise bien ce que j’ai eu envie de retenir de cette année cinéma : un long-métrage décrivant une réalité certes problématique mais avec énormément d’humanité et des personnages touchants. Il n’y avait que Thomas Lilti pour insuffler tant de bienveillance à son duo d’acteurs (Vincent Lacoste-William Lebghil) dans l’enfer de rivalité qu’est la première année de PACES, et on l’en remercie. À titre personnel, je ne me lasse pas de cette fin qui m’émeut aux larmes à chaque fois.

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  1. Jusqu’à la garde

Xavier Legrand frappe fort avec un très grand premier film retraçant l’enfer d’un divorce sur fond de manipulation et de violence conjugale. C’est dur, très bien construit et interprété avec finesse et courage par Léa Drucker, Denis Ménochet et la révélation Thomas Gioria. Je n’oublie toujours pas à quel point la fin de film m’a clouée à mon siège en janvier dernier. Un long-métrage nécessaire et très prometteur.

 

Si mon podium s’est imposé assez facilement puisqu’il rassemble les films qui m’ont le plus profondément bouleversée cette année, j’ai eu toutes les peines du monde à départager les deuxième et troisième du classement. Alors, finalement…

2e ex aequo : Les Chatouilles/Amanda

J’ai dérogé à ma règle de toujours trancher pour mettre à égalité ces deux très grands films qui se présentent comme des œuvres modestes, sensibles, écrites à hauteur d’enfants, sur des sujets a priori impossibles à traiter (la pédophilie et le deuil post-attentats de Paris). Le premier film d’Andréa Bescond et Éric Métayer fait preuve d’une plus grande audace dans la mise en scène, avec l’irruption de la psy dans les souvenirs d’Odette, et confie à Pierre Deladonchamps un rôle atroce dont il s’acquitte avec brio. Je suis sortie de la séance effondrée. Le troisième long de Mickaël Hers, qui m’a valu mes premières larmes en projection presse, est d’une délicatesse inégalable et sa caméra d’une infinie bienveillance pour les rescapés qu’il suit. Il offre à Vincent Lacoste son plus grand rôle à ce jour face aux lumineuses Isaure Multrier et Ophélia Kolb, et à la grâce de Stacy Martin. Et il filme Paris avec autant d’amour que j’éprouve pour ma ville. Sortis à une semaine d’intervalle, ces deux films sur un créneau assez similaire ont réussi à tirer chacun leur épingle du jeu, et j’en suis ravie.

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  1. Call Me By Your Name

Aucun suspens pour cette première place, je crois que vous saviez toutes et tous à quel point ce film est cher à mon cœur. Je pourrais écrire des pages entières sur ces personnages si réels et vivants à mes yeux, sur l’Italie solaire de Guadagnino, sur l’infinie bienveillance qui se dégage de ce film. Je suis persuadée que nous avons besoin de cette bienveillance au cinéma, de cette intelligence des émotions, tout autant que de l’humour, la sensualité et la mélancolie qui caractérisent le film. Call Me By Your Name, c’est aussi un film qui a eu un vrai effet dans ma vie, qui a engendré une réflexion personnelle, m’a offert une semaine de vacances inoubliable sur les lieux du tournage et une amitié de groupe d’une valeur inestimable. J’aime le cinéma aussi pour ça : pour ce qu’il fait naître dans nos vies hors de la salle.

Même si ce top fait la part belle au cinéma français, cette année a été celle où j’ai découvert le plus de films d’horizons différents : Maroc, Islande, Danemark, Israël, Corée du Sud, Kenya, Belgique, Inde, Pologne, Liban, Japon, Russie, Allemagne… Une ouverture qui, s’y elle n’est pas reflétée dans ce top, me pousse à continuer d’explorer les cinémas du monde en 2019.

Et puis, cette année, j’ai aussi découvert de très bons films sortis les années précédentes. Je retiendrai Walk with me, Snow therapy, Médecin de campagne, Les hommes du feu, The man from UNCLE, Les Bien-Aimés, The social network, Miss Stevens, Blue Valentine et La communauté.

Et vous, quels ont été vos coups de cœur en 2018 ?

Top 10 livres de 2018

Déjà mitigée par 2017, je n’ai pas trouvé cette année 2018 majeure d’un point de vue littéraire. Si j’ai lu presque autant de livres que l’an dernier, j’ai un peu moins suivi l’actualité et peut-être raté des pépites… C’est parti tout de même pour un top 10, sans trop de conviction…

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  1. Trois fois la fin du monde

Le livre de Sophie Divry m’avait bien plu par sa forme originale avec ses trois parties bien distinctes, mais aussi par son côté poétique et les sujets qu’il aborde, en particulier la reconstruction d’un homme dans la solitude et la proximité avec la nature et les animaux. Il n’empêche que quelques semaines plus tard je n’ai pas gardé beaucoup de souvenirs de cette lecture…

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  1. Et vous avez eu beau temps ?

Un nouveau livre de Philippe Delerm, dont j’avais oublié qu’il datait de début 2018 et pas de fin 2017. C’est toujours aussi doux et délicieux comme une friandise, mais avec ce qu’il faut de mélancolie et des pointes d’amertume plus assumées. Le côté un peu plus mordant lui vaut sa place dans ce top.

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  1. Des mots de contrebande

Des textes courts, comme des pensées ou des propos façon Alain, poétiques mais aussi parfois philosophiques, en tout cas souvent d’une grande sagesse. C’est sensible et sincère, comme toujours avec Alain Cadéo, et ça vaut le détour même pour une amoureuse des romans et de la fiction comme moi.

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  1. Inauguration de l’ennui

On reste dans la poésie avec ce petit recueil de Guillaume Siaudeau, dont j’avais déjà beaucoup aimé les romans parus chez Alma. Cette fois-ci c’est avec de courts poèmes inspirés par des éléments du quotidien et tout en images délicates que l’auteur clermontois a su se renouveler et m’inspirer.

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  1. La dernière photo

Franck Courtès a lui aussi suivi cette tendance 2018 qui consistait à délaisser le romanesque, cette fois-ci non pas au profit de la poésie mais d’un récit autobiographique qui raconte son expérience de photographe. Rencontres, voyages, mais aussi amertume, lassitude, puis reconversion, un témoignage courageux et émouvant.

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  1. Habemus Piratam

Je ne suis pas très objective car la plume de Pierre Raufast est une de mes préférées dans la galaxie des auteurs français contemporains. Son nouveau roman a réussi à m’intéresser à une histoire de prêtre et de pirate informatique, des sujets qui sur le papier ne m’attirent pas du tout. Mais ce roman se lit comme une enquête et a constitué une bulle de plaisir littéraire dans mes lectures souvent plus dramatiques de la rentrée littéraire.

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  1. Trancher

Ce premier roman n’a clairement pas eu toute la reconnaissance qu’il méritait. Passé un peu inaperçu dans le flot de la rentrée littéraire, le livre d’Amélie Cordonnier évoque avec beaucoup de finesse l’enfer de la violence conjugale, mais celle des mots, pas des coups. Un livre choc et pertinent, d’une importance capitale pour toutes les femmes qui subissent.

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  1. En nous beaucoup d’hommes respirent

J’ai retrouvé avec un grand bonheur la plume de Marie-Aude Murail dans ce livre où elle retrace avec verve, émotion et enthousiasme l’histoire de sa famille sur trois générations, le tout dans un bel ouvrage où cohabitent extraits de correspondance et photos de famille. J’ai surtout beaucoup aimé en apprendre davantage sur cette femme dont j’avais adoré les œuvres dans mon enfance.

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  1. La vraie vie

Qui n’a pas encore lu le roman d’Adeline Dieudonné ? Couronné de plusieurs prix, le premier roman de l’autrice belge était LE livre incontournable de la rentrée littéraire 2018. Je l’ai découvert avant l’engouement collectif et j’ai été ravie de le voir récompensé car il reste mon gros coup de cœur de ce deuxième semestre, avec ce personnage de jeune fille si courageuse et intelligente, un vrai modèle féministe.

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  1. Tant bien que mal

Toujours bien placés dans mes tops, les livres d’Arnaud Dudek me séduisent généralement par leur finesse et leur sensibilité. Après Les Vérités provisoires, premier de mon classement l’an dernier, celui-ci m’a encore une fois bouleversée. L’auteur aborde avec pudeur et une plume épurée un sujet terrible, la pédophilie, sans jamais tomber dans le voyeurisme mais en portant aux victimes l’espoir d’une résilience. La sublimation artistique dans ce qu’elle a de plus beau.

Comme toujours un petit mot sur mes lectures hors sorties 2018 avec cette année ma participation au jury du Prix du Roman Points qui m’a notamment permis de découvrir le très beau Une bouche sans personne. J’ai également beaucoup aimé Funny Girl, offert par Tinalakiller lors de notre swap annuel.

Et vous, quels livres vous ont marqué(e)s en 2018 ?

« Une merveilleuse histoire du temps » : un bel hommage

affiche-film-une-merveilleuse-histoire-du-tempsStephen Hawking est à Cambridge un étudiant paresseux et brillant. Alors qu’il vient de rencontrer la jolie Jane et de décider de faire sa thèse sur le temps, il découvre qu’il est atteint d’une maladie neurodégénérative…

Cela fait plusieurs années que j’avais ce film dans ma (très longue) liste « à voir ». Vous allez me dire : mais c’est un biopic ! (aussi connu sous le terme « le genre cinématographique que je déteste absolument »).

Mais j’avoue que la figure de Stephen Hawking me semblait particulièrement intéressante, et c’est d’ailleurs à sa mort que je me suis souvenue que je voulais voir ce film. Disons que cela me semblait un moyen d’en savoir davantage sur lui plus ludique qu’une biographie ou même sa page Wikipédia. Et puis je voulais découvrir (en fait, re-découvrir, je me suis ensuite aperçue que je l’avais vue dans Northanger Abbey) Felicity Jones avant le très attendu On the basis of sex.  

Le film de James Marsh est un hommage de belle facture, qui réussit à doser assez finement le mélange vie privée/travaux de recherche du grand physicien. En bonne littéraire, je n’ai rien compris ou presque à ce qu’étudiait Stephen Hawking (juste qu’il était question des trous noirs et du temps), mais je ne saurais porter mon incompréhension scientifique comme grief au film.

J’ai évidemment été davantage touchée par la relation entre Stephen et Jane, puis l’évolution de celle-ci au fil de la dégradation physique du jeune homme, qui nécessite l’entrée de nouveaux visages dans la sphère familiale. L’aide vient d’abord du professeur de chorale de Jane (Charlie Cox, aka Daredevil) puis d’une infirmière spécialisée (Maxine Peake). Tous et toutes sont très justes dans leur rôle, même si la prestation d’Eddie Redmayne est écrasante de talent : voilà un Oscar qui n’aura pas été volé !

Sans faire de folies niveau réalisation, James Marsh propose des scènes toujours bien cadrées et une belle photographie qui s’illustre particulièrement dans quelques plans marquants.

Sans être révolutionnaire, ce biopic a le mérite d’une vision nuancée du physicien et de son entourage. Nul n’est parfait, et le film ne cherche ni à excuser ni à sublimer ni à condamner ses personnages. C’est ce qui m’a sans doute le plus convaincue, cette capacité à ne pas se laisser embarquer par son sujet mais à admettre que chaque grand homme, et chaque mère courage, ont aussi leurs faiblesses, leurs travers, leurs doutes. Finalement la relation entre Stephen et Jane apparaît assez moderne pour l’époque de leur jeunesse : chacun semble accepter que l’autre puisse avoir besoin d’une échappatoire. Et c’est probablement le plus inattendu et rafraîchissant dans ce film.

Tag de fin d’année 2018

Lisa du blog Petit Pingouin Vert a repris cette année son concept de tag de fin d’année, dont le principe est simple : répondre aux questions pour faire le bilan de 2018 !

Selon vous quelle est la personnalité de l’année 2018 ? 

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Ruth Bader Ginsburg, célèbre juge américaine membre de la Cour suprême, connue pour sa lutte pour l’égalité des sexes, mais que la France découvre cette année avec le documentaire RBG et très prochainement le biopic Une femme d’exception.

Quelle personnalité n’avez vous plus envie de revoir en 2019 ? 

Tous les Weinstein et compagnie, ceux qui sont déjà tombés et ceux qui font encore illusion.

Quelle a été votre plus grosse déception artistique de l’année (Livres, films, musique, etc) ?

Côté livres je dirais Avant que les ombres s’effacent lu dans le cadre du #PMR18. Musicalement je ne sais pas, je n’ai pas trop suivi les sorties de l’année. Des grosses déceptions côté cinéma par contre, avec en tête Cold War.

Quelle a été votre bonne surprise artistique de l’année 2018 ?  

couverture-livre-trancherCôté livres c’est sans doute Trancher car je ne m’attendais pas à un livre si fort et important. Côté musique je vais citer l’album que j’ai le plus écouté cette année, la BO de Call Me By Your Name et en particulier les morceaux de Sufjan Stevens. Côté films beaucoup de très belles choses dans le ciné français mais je pense que le ratio attentes/coup de coeur le plus impressionnant va à Amanda.

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Une chose que vous n’auriez jamais voulu voir en 2018 ? 

L’overdose de violences récentes entre les casseurs et l’attentat de Strasbourg…

Le nombre de livres/films lus/vus en 2018 ?

Apparemment 40 livres même si j’avais l’impression d’avoir nettement moins lu que l’an dernier, et probablement 2 ou 3 de plus d’ici la fin de l’année. Pour les films, tout pile à 100 au moment d’écrire ces lignes (je ne compte pas les films de 2019 déjà vus), mais encore au moins une dizaine d’ici janvier.

La série TV de l’année ? 

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© DENIS ROUVRE / c+

J’ai un peu plus regardé de séries cette année mais pas forcément récentes. S’il faut choisir une série née en 2018, je retiens Hippocrate.

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La chanson de l’année ? 

Alors là je ne sais même pas ce qui est de cette année ou pas à part les BO de films. On va donc dire Shallow (même si j’aurais pu citer toute la BO de A Star is born).

Vos bonnes résolutions ?

Poursuivre le petit chemin entamé avec ce blog et voir où ça me mène !

Un mot pour l’année prochaine ?

Rencontres.

 

Et je nomme toutes celles et tous ceux qui me suivent ! 🙂

« L’homme fidèle » : enquête d’amour

affiche-film-l-homme-fideleMarianne quitte Abel en lui annonçant qu’elle est enceinte de son ami Paul. À l’enterrement de celui-ci, 8 ans plus tard, Eve, sa jeune sœur, rêve de séduire Abel, qui n’a d’yeux que pour Marianne…

Je ne sais pas trop quel instinct m’a poussée à aller voir ce film, sachant que je n’avais pas vraiment adhéré à la précédente réalisation de Louis Garrel, Les Deux Amis (au point d’avoir… perdu ma chronique. Je ne sais pas où elle est passée, dans les arcanes de mon ordinateur.). Et pourtant, tout en pensant rationnellement que ce deuxième long-métrage allait me laisser aussi perplexe, j’ai pris ma place pour l’avant-première.

Mon instinct a (presque) toujours raison. Car à peine les premières notes de la très jolie bande-son égrenées au piano, j’ai glissé dans l’atmosphère de ce film comme dans un cocon rassurant. Trouvé mes marques. Senti que quelque chose de chouette allait se produire.

D’une base de chassé-croisé amoureux assez classique, sur fond d’adultère, de fantasme éthéré d’adolescence, de rivalité féminine, dans un univers bourgeois de Parisiens sans vrais problèmes, Louis Garrel réussit à créer un petit bijou de charme et d’élégance. Il faut dire que côté élégance, le casting féminin en impose, entre une Laetitia Casta toujours aussi sublime, ici dans un rôle trouble qu’on ne lui aurait pas imaginé mais dont elle joue la partition avec finesse, et une Lily-Rose Depp beaucoup plus simple que son image médiatique ne l’aurait laissé envisager, en jeune fille fleur bleue mais déterminée à assouvir son rêve. C’est parfois tendre, parfois mordant, souvent assez délicat. Et d’une grande fraîcheur, imposée par la révélation du film. Il ne figure pas sur l’affiche, et pourtant il vole sans forcer la vedette aux stars qui l’accompagnent : Joseph Engel, qui donne son prénom et son minois au fils de Marianne, illumine ce qui aurait pu n’être qu’un banal triangle amoureux, de son regard perçant qui déterre des mystères et donne à l’intrigue un parfum de partie de Cluedo. Alors, le mari, dans son lit, d’un problème cardiaque non décelé ? Ou la femme, dans la cuisine, versant du poison dans la tisane ? Cette possibilité de noirceur accentue les contrastes de façon bienvenue et offre au film, paradoxalement, des moments de légèreté et de rire insoupçonnés.

J’ai beaucoup aimé naviguer dans l’univers de ces personnages pas si normaux qu’il n’y paraît, ou finalement si, peut-être, prêts à commettre par amour autant de folies que vous et moi. On sent la patte de Jean-Claude Carrière au scénario, qui a su y créer une profondeur subtile. J’ai retrouvé dans ce récit où les voix off ont une place clé ce que j’aime dans une certaine veine du cinéma français : des dialogues ciselés, de la finesse psychologique doublée d’un décalage qui permet à la fois le rire et la mélancolie. Comme si des personnages de Christophe Honoré rencontraient un scénario d’Emmanuel Mouret. C’est plein de malice et d’un regard doux-amer sur la vie, bref, une vraie belle surprise de Noël !

Swap de Noël 2018

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Avec la copinaute Folavril, comme nous nous prêtons des livres de temps à autre, nous avons eu l’idée d’un goûter de Noël qui serait l’occasion d’un swap…

J’aime vraiment beaucoup les swaps, une pratique initiée ici avec Tinalakiller pour nos anniversaires. C’est donc naturellement que j’ai été ravie de récidiver avec Laure du blog Folavril à l’occasion des fêtes de fin d’année !

Le principe ? Nous offrir un livre format poche, un petit objet et une gourmandise qui nous plongeraient dans l’esprit de Noël !

Voici les cadeaux que j’ai reçus, autour d’une crêpe et d’un bon thé à la cannelle.

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Je ne connaissais pas du tout Richard Wagamese, mais Laure m’a dit avoir adoré ce roman de l’écrivain canadien amérindien. En plus elle a choisi pour moi cette sublime édition collector toute bleue et brillante ! J’ai hâte de me plonger dans ce récit de retrouvailles entre un père et son fils.

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Regardez donc ce petit Père Noël sous la neige, n’est-il pas mignon ? Je dois vous faire un aveu : c’est ma toute première boule à neige. J’ai toujours trouvé ces objets attendrissants mais je n’en avais jamais possédés, et j’ai donc été ravie de découvrir ce petit modèle bien de saison ! La légende raconte qu’on peut me trouver en train de le secouer compulsivement puis de l’admirer toute seule à mon bureau.

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Pour la gourmandise offerte à Laure, je suis allée me fournir chez Hema, mais j’aurais totalement pu opter pour Marks & Spencer. Elle a justement fait ce choix et j’en suis bien aise car j’avais bavé d’envie devant toutes leurs spécialités de Noël. Mais j’attends le 25 pour me jeter sur ces sapins de Noël en chocolat fourrés au caramel. Oui, j’ai de la volonté, car rien que l’emballage est déjà appétissant !

J’espère que vous aussi vous avez été gâtés par vos proches ! 🙂