« Dans la brume », il faut (pas) que tu respires

affiche-film-dans-la-brumeÀ cause d’un tremblement de terre, une brume toxique se répand dans les rues de Paris, n’épargnant que les étages élevés. Pour Mathieu et Anna, la priorité est de maintenir en vie leur fille Sarah, qui vit dans une bulle en raison d’une maladie…

Movie Challenge 2020 : un survival

Je n’avais pas spécialement souhaité voir ce film à sa sortie, n’étant pas très adepte des films catastrophes ou survival en général (même si j’ai pu avoir des coups de cœur comme Arctic depuis). Mais dans le contexte canicule + pandémie, je trouvais ça plutôt intéressant de voir comment les Français ont pu avoir l’occasion de traiter récemment une telle histoire apocalyptique, et comme il passait à la télévision…

Le film a les défauts classiques de son genre : il ne faut pas trop creuser le scénario, parce qu’on s’aperçoit vite que pas mal d’éléments manquent de cohérence, que certaines coïncidences sont un peu grosses, que les personnages ont tendance à faire systématiquement les mauvais choix, tout cela afin d’ajouter du suspense et des rebondissements à l’intrigue.

L’idée de base est plutôt originale, celle d’une brume souterraine qui s’échappe à la faveur d’un tremblement de terre et vient remplit les rues, causant chez les humains des symptômes ressemblant à ceux du gaz sarin. Miraculeusement, la brume s’arrête à une certaine hauteur, un peu comme le nuage de Tchernobyl à la frontière française, ce qui permet à nos protagonistes de se réfugier chez un adorable couple de voisins retraités. Le personnage de Michel Robin, Lucien, est le plus sympathique de l’histoire, plein de sagesse et de malice (il triche à la bataille navale !) et apporte des bulles de zénitude et de tendresse dans ce film qui se veut plutôt tendu.

Le couple Romain Duris-Olga Kurylenko fonctionne bien, même si je n’ai pas de grands atomes crochus avec l’un comme avec l’autre. Leur objectif est commun : sauver leur fille, victime d’une maladie qui la force à vivre dans une bulle hermétique, ce qui en l’occurrence se révèle plutôt salvateur. Hormis éventuellement la fin (même si je l’ai vue venir), le film s’appuie sur des rebondissements, des adversaires et des adjuvants très classiques. J’ai bien aimé retrouver Fantine Harduin, plus jeune et plus posée que dans Adoration mais déjà talentueuse.

Il faut saluer tout de même le travail du canadien Daniel Roby et de son équipe pour les effets visuels du film : les plans vus d’en haut sont élégants, et l’effet brume vu d’en bas est assez réussi (un peu moins le chien en CGI par contre mais vous connaissez mon point de vue sur la question, les faux animaux c’est toujours moche).

Divertissant sans être révolutionnaire, Dans la brume fait le job, et comme les films français qui s’aventurent sur ce créneau sont rares, on peut déjà le saluer pour la prise de risque à peu près tenue.

3 commentaires sur “« Dans la brume », il faut (pas) que tu respires

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  1. Ahaha, on a regardé la même chaîne à la télé, tiens. X) J’ai failli titrer ça « aller plus haut », à la Tina Arena pour ma part. J’aime beaucoup ta comparaison avec le nuage de Tchernobyl.

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