« The Aeronauts », un peu plus près des étoiles

affiche-film-the-aeronautsJames Glaisher veut pouvoir étudier de près les phénomènes du ciel pour prédire la météo, mais personne ne le prend au sérieux. Il convainc Amélia Wren, aéronaute, de le conduire dans une montgolfière à plus de 23 000 pieds…

Movie Challenge 2020 : un film qui se déroule avant le XXe siècle

J’avais entendu parler du projet de Tom Harper (le réalisateur de Wild Rose) il y a assez longtemps et j’étais très enthousiaste à l’idée de retrouver le duo Felicity Jones-Eddie Redmayne qui faisait l’intérêt majeur d’Une merveilleuse histoire du temps.

Ici on les retrouve dans des circonstances bien différentes, même si à y réfléchir le personnage d’Eddie Redmayne n’est pas si éloigné de la jeunesse de Stephen Hawking. Il s’agit d’un jeune homme passionné par la science, doué, mais qui doit réussir à convaincre de ses intuitions par des preuves. Il peut compter sur le soutien de son ami John (Himesh Patel, moins transparent que dans Yesterday, paradoxalement car on le voit peu) mais même ses parents ne croient pas tellement en son projet révolutionnaire. Si Eddie Redmayne est bon mais assez semblable à d’autres prestations, Felicity Jones incarne ici un personnage quasi opposé à ce que je l’avais vu jouer jusqu’ici. Même détermination qu’en RBG dans On the basis of sex certes, mais à part ça, Amélia est une aventurière et une acrobate. Habituée à faire le show avec ses costumes délirants et son sens de la mise en scène avec sa chienne Posey, elle a de la poigne et des qualités tant d’esprit que d’agilité et d’endurance. C’était très surprenant et très agréable de découvrir l’actrice britannique dans une telle prestation.

Je sais bien que ce personnage n’a pour autant pas été du goût de tout le monde, car dans la réalité James Glaisher a accompli ses expéditions dans les airs avec Henry Coxwell. Le personnage d’Amélia est inventé, et on pourra effectivement reprocher au film de ne pas suivre fidèlement la réalité, même si elle semble directement inspirée d’une aéronaute célèbre, Sophie Blanchard. Quoi qu’il en soit, j’ai su gré au film de ne pas profiter du genre des protagonistes pour insérer une romance hétéro de base dans un film dont ce n’est pas le sujet. Amélia regrette son époux défunt, qui apparaît dans des flashbacks sous les traits de Vincent Perez, et on ne connaît pas à James d’autre amour que celui de la science.

La passion des personnages pour leur art respectif, leur dévouement à leur cause en font des héros/ïne aux valeurs bien ancrées dans leur époque si riche en découvertes, et le film ne se prive pas de quelques réflexions moralisatrices sur le sujet. Mais passons, car le spectacle est grandiose à plus d’un titre. D’une part, parce que le rythme est calibré par les flashbacks qui séparent des scènes de dialogues plus posées et des scènes d’action de belle tenue. D’autre part, parce que les images sont à couper le souffle. Le ballon est magnifique et que dire de la ville vue du ciel et plus encore des nuages qu’on peut observer sous toutes les coutures, de dessous, de dessus et même au beau milieu d’un orage. Les couleurs et lumières sont un régal, on aurait envie de croquer dans ces cumulus ou de les peindre. Quel dommage qu’en France le film ne soit pas sorti sur grand écran, car la beauté des images le méritait grandement ; l’intérêt des faits réels et l’interprétation des acteur/trice également.

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2 commentaires sur “« The Aeronauts », un peu plus près des étoiles

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