« Underwater » : sous l’océan

affiche-film-underwaterNorah fait partie de l’équipage d’une station de forage pétrolier sous-marine qui perce la croûte terrestre à des profondeurs inexplorées. Mais une avarie soudaine endommage la plateforme et les quelques survivants doivent tenter de trouver des capsules pour remonter…

Je ne vais pas vous raconter qu’après avoir trouvé Le Chant du loup moyen, je me suis prise de passion pour les films de sous-marins. C’est absolument faux, et si je suis allée voir celui-ci, disons-le, c’est uniquement pour sa tête d’affiche. Kristen Stewart dans un survival, après Kristen Stewart dans un film d’action et d’espionnage (Charlie’s Angels), ça change des prestations vues à Deauville (JT Leroy et Seberg) mais comme je suis persuadée qu’elle peut tout jouer, pourquoi pas ?

Pourquoi pas ? Parce que le film de William Eubank n’est pas d’une originalité et d’une qualité folles. Les références sont surlignées sans nuance (Alien, Abyss…), les scènes d’action pas très bien filmées, assez brouillonnes, de sorte que je me suis plusieurs fois demandée ce que j’étais en train de voir. L’intrigue n’est pas très neuve : un groupe de survivants dont on se doute qu’il en restera fort peu tente de s’extraire de la plateforme sous-marine et se retrouve confronté à des embuches. Sauf qu’ici, il ne s’agit pas seulement de composer avec des paramètres naturels tels que la pression mais aussi avec des grosses bébêtes très laides, réveillées par les forages dans les profondeurs et apparemment très affamées. Dès les coupures de presse de la scène d’ouverture, on comprend bien que le film veut s’offrir un vernis moralisateur écolo, autrement dit « c’est pas bien de trop exploiter la planète, ça finit par se retourner contre les humains ». C’est tendance, mais un peu grosses ficelles tout de même.

Là où le film est meilleur, c’est dans ses choix de casting. Évidemment les personnages sont assez peu développés et certains correspondent carrément à des clichés (l’insupportable Paul dont on attend la mort avec une certaine impatience tant sa balourdise est exaspérante). Mais on retrouve quand même des personnalités attachantes, issues d’un univers plus indé : Mamoudou Athie, vu dans The Circle et Unicorn Store, qui dégage toujours une énergie très solaire et qu’on aurait aimé voir un peu plus longtemps, et John Gallagher Jr, méconnaissable depuis States of Grace et Come as you are, le nice guy de service. Relativement en retrait, Vincent Cassel n’en est pas moins très bien dans son rôle de mentor blessé qui conserve une foi en la possibilité de sauver son équipage envers et contre tout.

Mais clairement le film repose avant tout sur les frêles épaules de Kristen Stewart, et c’est son personnage, bien que manquant de background, qui a réussi à m’émouvoir par sa vision de l’héroïsme. Non pas une volonté de se mettre en avant avec de grands idéaux mais une sorte d’énergie du désespoir, celle d’une personne si blessée par l’épreuve subie qu’elle en vient à une estimation de la valeur d’une vie qui peut surprendre. J’avoue avoir du mal à digérer le « critère de survie » défendu par le film (on est habitué à voir les plus vieux se sacrifier pour les plus jeunes, les hommes pour les femmes et enfants, les gradés pour leurs soldats), et sans ça, j’aurais sans doute été plus encline à lui pardonner ses évidents défauts.

 

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