« 1917 » : 6 avril, jour de courage

affiche-film-1917Blake et Schofield sont envoyés en mission : ils doivent transmettre avant l’aube un message au colonel Mackenzie, qui compte déclencher une offensive qui ferait tomber ses hommes dans un piège tendu par les Allemands…

Movie Challenge 2020 : un film de guerre

Qu’est-ce qui m’a poussée à aller voir un film de guerre (alors que j’ai toujours résisté à Dunkerque en dépit des éloges), sans tête d’affiche, réalisé par Sam Mendes dont je n’avais jusqu’ici rien vu ? Le mot magique : « plan-séquence ».

Certes, c’est un faux, le projet initial d’un film de 2h en un seul plan ayant dû subir des aménagements sous forme de raccords discrets. Mais tout de même, plans-séquences il y a, et mon amour du procédé m’a fait braver mon aversion pour le genre.

J’ai bien fait, car le film m’a totalement embarquée dès les premières minutes. On sent beaucoup de cœur dans ce long-métrage réalisé comme un hommage à un grand-père qui racontait à son petit-fils ses histoires de messager pendant la Première Guerre mondiale. Et c’est avant tout cela qui m’a plu et touchée. Un film de guerre, c’est souvent beaucoup d’explosions, des morts, de la boucherie. Il y a forcément un peu de cela dans celui-ci.

Mais il y a aussi de l’héroïsme dans son plus simple appareil, celui de tout jeunes soldats qui bravent leur peur par conscience de l’importance de la mission confiée. Le film doit beaucoup à ce choix de deux interprètes peu connus du grand public (j’avais quand même déjà repéré George MacKay dans Captain Fantastic où il tenait aussi une partition émouvante), qui incarnent à merveille les soldats lambda (alors que tous les gradés sont joués par des stars, de Colin Firth à Benedict Cumberbatch).

L’émotion repose sur les deux jeunes hommes et leur amitié, mais elle est amplifiée par la réalisation hallucinante. Les mouvements de caméra sont inventifs et maîtrisés au millimètre, les couleurs sont dingues notamment de nuit, le rythme savamment étudié pour nous laisser respirer avant de nous prendre à la gorge avec un nouveau rebondissement. Je n’aurais pas pensé pouvoir voir d’aussi belles images dans un film de guerre, honnêtement, mais celui-ci joue habilement des contrastes, et s’accorde quelques plans ruraux qui rappellent le « dormeur du val ».

Difficile de faire des reproches à ce grand film, qui allie scènes épiques et intimes avec maestria, mais on pourra tout de même remarquer que la fin était assez prévisible, et que la musique en fait trop, là où un peu plus de sobriété aurait accru l’intensité émotionnelle. Il n’empêche, c’est un coup de maître et un sérieux candidat pour les Oscars.

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2 commentaires sur “« 1917 » : 6 avril, jour de courage

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