« Les Vétos », la relève dans le monde rural

affiche-film-les-vétosMichel veut quitter son cabinet vétérinaire pour une retraite bien méritée. Pour lui succéder aux côtés de son associé Nicolas, bourreau de travail, il pense à sa nièce Alexandra, mais celle-ci voudrait devenir chercheuse en labo…

Movie Challenge 2020 : un film qui se déroule à la campagne

Clairement ce film a eu la chance de sortir à un moment où j’avais un peu de temps et déjà vu ceux que je ne voulais absolument pas manquer en salles, et je me suis dit devant la bande-annonce « oh il y a des chiots, ça doit être mignon ». Oui, parfois, il ne m’en faut pas plus que ça.

Je craignais un peu une réalisation simpliste façon téléfilm et en effet c’est le problème du film, qui pèche vraiment par manque d’inventivité et d’inspiration à tous les niveaux. La réalisation est plate de bout en bout, les dialogues sont peu originaux, le scénario totalement cousu de fil blanc. C’est un peu dommage, parce qu’à mon avis il y avait quelques atouts qui auraient permis quelque chose de plus percutant que ce long-métrage façon programme de France 3 régions.

Le casting est plutôt bien choisi, du débonnaire Michel Jonasz à la sympathique Carole Franck en passant par Juliane Lepoureau (même si la petite Zelda tape un peu sur les nerfs). Les seconds rôles sont d’ailleurs plus réalistes à mes yeux que les premiers. C’est vrai que Clovis Cornillac peut dégager un côté assez terrien qui lui vaut souvent des métiers manuels au cinéma, mais je l’aurais trouvé plus crédible en agriculteur qu’en véto, on dirait qu’il lui manque un peu de théorie. Quant à Noémie Schmidt, elle joue assez bien le côté franc et direct de son personnage mais m’a moins convaincue quand il s’agit de faire passer de l’émotion (pourtant je l’avais bien aimée dans L’étudiante et M. Henri).

Sur le fond, on a bien compris le message global : les vétérinaires de campagne sont aussi épuisés que les agriculteurs (on nous glisse même le chiffre du risque de suicide, au cas où on n’aurait pas compris), aussi peu remplacés que les médecins, et pourtant nécessaires à la vie rurale. La cause est juste, et c’était une bonne idée que de mettre en lumière ce métier à ma connaissance pas exploité au cinéma jusqu’ici, en tout cas moins que les autres professions médicales. Mais en dépit des animaux adorables et d’une bande-son soignée qui elle seule parvient à faire germer un peu d’émotion, le film manque d’un arc narratif fort et se perd par moments dans un sentimentalisme facile. On n’a pas tout perdu, on a découvert Matthieu Sampeur, aux faux airs de Swann Arlaud, qui en à peu près 10 répliques est celui qui s’en sort le mieux.

logo-movie-challenge-nblc

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :