« Charlie’s Angels » : le monde est-il prêt pour ces filles badass ?

affiche-film-charlie-s-angelsElena Houghlin a créé un nouveau moyen de fournir de l’électricité, mais son invention, Calipso, peut devenir une arme. Alors que sa hiérarchie refuse d’entendre ses alertes, Jane et Sabina, de l’agence Townsend, lui viennent en aide…

Movie Challenge 2020 : un film réalisé par une actrice qui joue dedans

Vous ne vous attendiez peut-être pas à une chronique de ce film sur mon blog. Effectivement, les blockbusters ne sont pas mon rayon et je n’aime généralement pas les films d’action et d’espionnage. J’ai deux exceptions : le premier Kingsman et The Man from UNCLE. Le premier pour le côté film d’apprentissage et son univers très coloré. Le deuxième pour ses répliques aux piques bien senties, son côté sexy et son personnage féminin fort.

J’ai désormais une troisième exception : ce nouveau Charlie’s Angels, qui combine ce que j’avais aimé dans ces deux films. Je précise que je ne connais pas du tout la série Drôles de dames, ni les remakes des années 2000. Tout ce que j’en savais, c’est que « Charlie » est une voix qui donne des ordres et qu’on retrouve à toutes les époques un trio de filles badass qui viennent botter le derrière des méchants (ça me rappelle sérieusement Léa Parker, la série préférée de mes années collège).

Le film a été un tel flop et j’en ai entendu tellement de mal que je ne m’attendais à rien de bon, si ce n’est la présence de Kristen Stewart au casting, qui est toujours un argument de poids. En effet, dès la première scène, elle se donne les moyens de nous attraper en même temps que sa victime, grâce à un jeu alliant badasserie ultime, punchlines dans la face du patriarcat et un côté drôle et fun qu’on ne lui avait pas vu depuis longtemps. Je ne pensais pas qu’elle me ferait autant rire mais Sabina est clairement la caution comique du film et cela m’a régalée. Elle est associée à Jane (Ella Balinska) qui se donne des airs de dure à cuir mais cache une capacité à pleurer comme un bébé, et à Elena (Naomi Scott), qui se retrouve dans le pétrin malgré elle et doit apprendre à se défendre en accéléré. C’est une bonne idée d’avoir introduit ce personnage car elle découvre l’univers des Angels en même temps que les spectateurs/trices et nous retrouvons notre propre surprise dans ses mimiques étonnées, ahuries, amusées, au fil des rebondissements.

Elizabeth Banks, qui réalise le film, s’est réservé un rôle de second plan ambigu dont elle s’acquitte fort bien, laissant la vedette au trio de filles qui sont sur le terrain tandis qu’elle assure leurs arrières. Sur le fond, on ne peut pas dire que le scénario soit follement révolutionnaire mais il tient à peu près la route avec des rebondissements où il faut.

Côté réalisation, j’ai trouvé l’ensemble assez dynamique, il y a sans doute des défauts que je ne perçois pas en tant que novice en films d’action mais j’ai aimé les plans sur les villes à chaque changement de lieu, et certaines scènes vraiment fun (l’intrusion dans l’entreprise d’Elena, l’arrivée dansée à la fête de Brok…).

Évidemment, ce que j’ai préféré, c’est le message girl power du film : adieu l’arrière-garde qui pensait que les femmes ont besoin des hommes, ces filles-là peuvent faire tout ce qu’elles veulent et rien ni personne ne les arrête, tant qu’elles peuvent s’appuyer sur la sororité qui les unit.

Je me suis vraiment amusée devant le long-métrage d’Elizabeth Banks qui m’a offert tout ce que je venais y chercher. À tel point que je ne comprends pas l’échec du film, et que j’en viens à m’interroger : serait-ce que le monde n’est pas prêt pour ces filles badass à partir du moment où elles se libèrent de l’autorité masculine qui les surplombait ?

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11 commentaires sur “« Charlie’s Angels » : le monde est-il prêt pour ces filles badass ?

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  1. Merci pour cet avis qui me convainc totalement de donner une chance à ce film ! J’avoue qu’avec toutes les sorties du moment et l’image un peu vieillotte que j’avais de la franchise (je m’en faisais la même idée que toi, en gros, sans connaître davantage), je l’avais fait passer au second plan. Pas que j’en ai pensé du mal, juste que d’autres films m’intéressaient davantage donc celui-là m’indifférait mais je vais essayer d’aller le voir, du coup^^

  2. Bonjour 😊 je pense qu’aucune version « film » ne pourra rivaliser un jour avec le concept de la série initiale « les 3 drôles de dames ». Il y avait beaucoup d’humour, peu d’artifice et de bonnes actrices et l’acteur David Doyle, qui jouait Bosley, excellent 🙂.

    1. N’ayant pas vu la série je me garderai bien de comparer, mais pour les gens qui ne la connaissent pas le film peut être une bonne entrée en matière qui peut donner envie de la découvrir. Après je me demande si la série, à son époque, avait le discours féministe du film ?

  3. Je suis comme toi, je ne comprends pas non plus cet échec ! J’ai passé un super moment, un plaisir de voir Kristen Stewart dans ce genre de rôle, ça lui va tellement bien ! Je n’avais même pas vu qu’Elizabeth Banks avait réalisé le film ! Même si en effet le scénario n’est pas révolutionnaire, tout est là, une bonne BO, de l’humour, de l’action, le message du girl power, un bon casting, et tout fonctionne parfaitement !

    1. Voilà ! Vraiment je ne veux pas être mauvaise langue mais j’ai l’impression que le film a été descendu ou enterré autant que possible parce que trop « girl power » pour certains…

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