« Bienvenue à Zombieland/Retour à Zombieland » : douple tap !

Dans un monde envahi par les zombies, un étudiant décide de retourner à Columbus où il espère retrouver ses parents. En chemin, il croise un redneck, Tallahassee, qui adore casser du zombie…

Après avoir vu il y a peu son Gangster Squad, j’ai poursuivi ma découverte du cinéma de Ruben Fleischer avec la franchise « Zombieland ». J’avais déjà entendu parler du premier, qui était dans ma liste à voir depuis un moment à cause de son formidable casting, et la sortie de la suite m’a donné l’occasion d’enchaîner les deux lors d’un marathon UGC.

Le tout début du premier opus m’a un peu inquiétée : humour pataud et beauf, avec remarques salement grossophobes, dans quoi avais-je mis les pieds ? Heureusement, le pire est dans les premières minutes. Non que le film devienne particulièrement fin et intellectuel : qu’on soit bien d’accord, on est dans la veine d’un Kingsman (un film de genre parodique devant lequel on s’amuse sans en attendre rien de profond). Même si j’ai globalement beaucoup de mal avec les blockbusters, je n’ai rien contre un divertissement bien mené de temps en temps. Bienvenue à Zombieland entre dans cette catégorie, avec un rythme bien tenu tout du long, des gags visuels assez drôles, des punchlines bien placées, même si le scénario est faiblard et tient de l’enchaînement de sketches. Les films s’offrent aussi quelques blagues méta avec guest de gros calibre et références pop culture (j’ai pensé à Under the silver lake par moments).

Deux aspects m’ont particulièrement séduite : d’une part, les incrustations de texte dans l’image, à mesure que la voix off de Columbus déroule ses règles de survie. C’est bien fait, punchy et fun et ça donne lieu à des running gags appréciables qui se poursuivent dans le 2e opus. D’autre part, quelques très bons choix de décors : dans le premier volet, la scène du parc d’attraction est un vrai clou du spectacle qui nous en met plein la vue. Dans la suite, les choix de lieux emblématiques sont osés et donnent quelques scènes sympathiques (surtout le combat dans la « maison d’Elvis ») mais le lieu de l’affrontement final m’a un peu moins emballée.

Clairement les films tiennent surtout grâce au quatuor d’interprètes qui fonctionnent très bien ensemble. Chacun dans son stéréotype semble y prendre un malin plaisir, et si leurs relations sont extrêmement prévisibles dans le premier opus, le deuxième apporte un peu de sang neuf bienvenu. Pour ma part j’étais surtout là pour le couple Emma Stone-Jesse Eisenberg et j’ai eu ce que j’attendais.

Si le premier film a un peu plus de fraîcheur, le deuxième étant clairement du fan service bien exécuté, on peut quand même repérer dans Retour à Zombieland quelques évolutions intéressantes : la diversification des zombies, une façon de se moquer davantage des clichés exploités (notamment avec le personnage de Madison) et un renversement du rapport classique sauveur/sauvée (merci à la badass Nevada, entre autres).

Ce voyage à Zombieland m’aura fait passer une bonne soirée de détente, et si ce n’est pas du grand cinéma, c’est du divertissement qui fait le job, porté par l’amusement manifeste de ses interprètes.

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