« Mary » : l’intérêt de l’enfant

affiche-film-maryFrank élève sa nièce Mary depuis que la mère de l’enfant s’est suicidée. Il l’envoie à l’école pour son entrée en CP, où les extraordinaires capacités en mathématiques de la petite fille sont rapidement repérées. Sa grand-mère décide alors de demander sa garde…

J’avais repéré ce film à sa sortie mais je n’avais pas eu le temps d’aller le découvrir au cinéma, il a donc atterri dans ma liste à voir. Une fois n’est pas coutume, c’est une affiche de ciné vue par hasard qui m’a rappelé celle de Mary et donné envie de voir le film de Marc Webb. J’avais pourtant gardé de son (500) jours ensemble un ressenti mitigé, ayant beaucoup aimé le début du film et nettement moins sa fin.

Une fois de plus, je suis très vite entrée dans l’histoire et j’ai été conquise par la craquante petite Mary (McKenna Grace, qui a déjà une chouette filmographie à son actif). Même si elle a un don pour les mathématiques, Mary est une petite fille qui sait s’amuser, fantasque, imaginative et dynamique. J’ai adoré son côté feu follet, qui la fait aussi bien répondre aux adultes que chanter à tue-tête avec sa voisine (Octavia Spencer, un second rôle génial), inventer des chansons pour son chat, grimper sur les épaules de son oncle façon escalade (ce plan en ombres chinoises est d’ailleurs très beau aussi bien esthétiquement qu’émotionnellement). La grâce et le charisme de Mary emportent tout sur leur passage, aussi bien l’aspect plus convenu de la relation entre Frank et Bonnie l’institutrice que les quelques creux du scénario (la figure de la mère de Mary aurait pu être plus développée, malgré son absence).

En père de substitution qui fait de son mieux, Chris Evans est assez touchant et prouve qu’il peut jouer autre chose que les super-héros (même si essayer d’élever une enfant qui n’est pas la sienne est sans doute bien plus héroïque dans le fond). Lindsay Duncan fait le job en grand-mère rigide obsédée par la réussite. Assez vite l’intrigue se cristallise sur l’opposition entre deux conceptions de l’éducation apparemment irréconciliables, et pose la question toujours passionnante de l’intérêt de l’enfant (déjà vue dans un tribunal dans My Lady). Ce qui frappe, c’est que personne ne semble penser que Mary soit la mieux placée pour savoir où et avec qui elle souhaite vivre et grandir.

Bien calibré pour tirer quelques larmes, le film le fait avec une certaine finesse, qui rappelle à la fois l’attachement malgré les circonstances de Detachment et la façon lumineuse de présenter un homme qui apprend à devenir une figure paternelle d’Amanda. Un film fantaisiste et familial sur un sujet profond et délicat.

7 commentaires sur “« Mary » : l’intérêt de l’enfant

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  1. J’avoue avoir versé pas mal de larmes devant ce film (heureusement que les salles obscures sont… obscures !) et c’est vrai que McKenna Grace fait toute la différence dans ce film, que j’ai aussi beaucoup aimé dans Moi, Tonya (même si je n’ai fait le rapprochement que bien plus tard^^’).

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