« Gangster squad » : résumé du genre

affiche-film-gangster-squadMickey Cohen, parrain de la mafia, tient toute la ville de Los Angeles. Le chef de la police demande à O’Mara de recruter quelques hommes pour mettre fin à cette tyrannie. Tous les moyens sont bons pour déloger Mickey…

 Movie challenge 2019 : un film avec un couple de cinéma que j’adore

Lorsque j’ai proposé cette catégorie pour le Movie challenge 2019, j’imaginais qu’elle serait aisée à compléter. J’aime énormément les « couples de cinéma », ces duos d’acteurs/trices qui ont une aura particulière ensemble et semblent se compléter à l’écran. Évidemment j’avais déjà en tête le couple Emma Stone/Ryan Gosling, qui de La La Land à Crazy, Stupid, Love. ne m’avait pas laissée indifférente.

Sauf que cela ne me laissait pas tant que ça de possibilités de films à voir. Et comme on m’avait dit beaucoup de mal de Gangster Squad, j’ai repoussé le visionnage en me disant que j’aurais bien le temps de trouver un autre « couple de cinéma » à honorer. Le temps passant, j’y suis revenue et j’ai décidé de laisser sa chance au film de Ruben Fleischer.

Ne rien en attendre m’a probablement aidée à passer un bon moment, malgré quelques longueurs au démarrage. Le film m’a évoqué plein de références, et c’est assez logique : on peut sans lui manquer de respect affirmer que l’histoire n’a rien d’original. Cédric Klapisch me parlait récemment de la tendance des Américains à vouloir « faire comme » en se conformant aux canons d’un genre, on tient ici un parfait exemple. Gangster Squad oppose les gentils flics aux méchants mafieux (d’ailleurs Sean Penn n’est pas vraiment à la hauteur du rôle), et on y trouve tous les ingrédients attendus. Une équipe composée de différents talents qui coopèrent façon Ocean’s eleven, la difficulté pour la femme d’un flic d’accepter qu’il délaisse sa famille et la mette en danger (ce qu’on retrouvera dans Seberg, également avec Anthony Mackie), des scènes de baston (aux poings, au pistolet, à la grenade), des courses-poursuites en voiture, des gentils qui doivent mourir pour la bonne cause, des évasions spectaculaires, et bien entendu une femme au milieu (Emma Stone, parfaite dans le rôle).

L’ambiance du Los Angeles de la fin des années 40 est très élégante, façon American Bluff quelques décennies plus tôt. Les décors et lumières sont vraiment soignés, les tenues et coiffures stylées, la musique ajoute à la reconstitution (la scène de « Chick Chicky Boom » notamment). Tout se tient assez bien dans ce résumé du genre qui en condense les ingrédients de façon totalement attendue mais pas désagréable, justement grâce à ce souci esthétique, et au casting bien huilé (du côté des flics) avec des têtes d’affiche qui parviennent à attirer la sympathie (Josh Brolin et Ryan Gosling).

Certes, j’ai trouvé que le combat final partait un peu trop loin dans le délire des ralentis et des gros plans sur les balles, et que dire du ridicule de Mickey sur la fin ? Mais en prenant le film comme un pur divertissement, à la façon d’un The Man from UNCLE, presque une parodie du genre tant il en respecte tous les critères à la lettre, je n’ai pas boudé mon plaisir.

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