« Le cahier noir » : l’Histoire comme un feuilleton

affiche-film-le-cahier-noirÀ la mort du comte Paolo, le petit Sebastian, l’orphelin dont il avait la charge, est confié avec sa nourrice Laura à son ami le marquis de Lusault. Laura s’éprend du marquis…

Movie challenge 2019 : un film ayant lieu dans un pays que j’aimerais visiter

Je n’avais aucune intention de visionner ce film jusqu’à ce qu’il soit proposé dans le catalogue de ma médiathèque numérique. Je me suis alors dit « pourquoi pas ? » à la faveur d’un casting intéressant associant dans les rôles principaux Lou de Laâge (Respire), Niels Schneider (Sibyl), Jenna Thiam (Les Revenants, L’année prochaine) et Stanislas Mehrar.

La réalisatrice franco-chilienne Valeria Sarmiento adapte dans ce film franco-portugais le roman portugais Livro Negro do Padre Dinis, préquel des Mystères de Lisbonne, déjà adapté pour Arte par feu Raoul Ruiz. Vous êtes perdus ? Attendez : bien que le roman soit portugais, l’histoire se déroule en réalité entre l’Italie (Rome, Parme), la France (Paris, Angoulême) et l’Angleterre (Londres). Étant donné que Londres, Rome et le Portugal font partie des destinations qui m’attirent, ce film collait parfaitement à cette catégorie du Movie challenge !

Il y a dans l’intrigue un côté grande fresque historique avec des histoires d’empoisonnements et de vengeance, une silhouette menaçante qui suit un orphelin partout, des secrets bien gardés sur les origines de Sebastian et de Laura, le tout sur fond de Vatican et de Révolution française. On suit d’ellipse en ellipse Laura, étrange choix de personnage principal dont la voix off m’a assez peu convaincue, durant une dizaine d’années au moins (on peut estimer la durée à l’âge de Sebastian). Mais en termes de moyens, on n’est pas vraiment dans La Révolution française ni dans Un peuple et son roi. Il y a finalement fort peu de personnages et même peu de figurants, ce qui semble incongru dans les banquets ou dans les quelques scènes à la cour. La grande Histoire paraît n’être qu’une toile peinte devant laquelle s’agitent les personnages principaux mus par des ressorts avant tout intimes. Le tout donne une étrange impression de déguisements, de carton pâte et de clair-obscur, qui tient beaucoup plus de l’esthétique du feuilleton que du film de cinéma.

Cela dit, en termes de divertissement, le film n’est pas déplaisant : il nous balade parmi ses mystères en nous faisant croiser comme des caméos Marie-Antoinette et Napoléon, et peut rappeler dans son côté enquête sur les origines saupoudrée de meurtres aussi bien Lagardère que Nicolas Le Floch. Sur l’histoire franco-italienne, on est quand même loin d’un Stendhal, mais pour s’occuper un dimanche après-midi, c’est plaisant.

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3 commentaires sur “« Le cahier noir » : l’Histoire comme un feuilleton

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