« Une mère, etc. » : à la recherche de la mère perdue

couverture-livre-une-mere-etcEmmanuelle a toujours su qu’elle avait été adoptée, mais n’en a jamais fait un sujet. À 30 ans, retrouver les papiers de son adoption déclenche le besoin de savoir qui lui a donné naissance. Elle s’envole pour la Colombie…

J’ai emprunté ce livre à ma copinaute Laure du blog Folavril il y a quelques semaines. Nous aimons toutes deux beaucoup les éditions de L’Iconoclaste, et j’étais donc enthousiaste à l’idée d’entamer ce petit livre assez court, un format qui me convient bien.

Il s’agit en fait moins d’un roman que du récit par Isabelle Spaak de l’histoire vraie de Florence Billet. Et je trouve que cette situation particulière se ressent à la lecture. Au début plutôt emballée, j’ai rapidement été un peu perdue par la gestion du rythme, de la temporalité et de la façon dont les informations nous sont délivrées. Je trouve le récit assez confus, sans que j’arrive vraiment à savoir s’il s’agissait d’une volonté de l’autrice. Par exemple, au début du récit je n’avais pas compris que le frère et la sœur d’Emmanuelle étaient eux aussi adoptés. Ainsi, ma lecture m’a obligée à reconfigurer peu à peu l’idée que je me faisais des personnages, ce que je pensais savoir d’eux. Autant cela me semble pertinent concernant la recherche de Blanca car adapté au sujet d’une quête à rebondissements, autant pour l’entourage français d’Emmanuelle, je n’en vois pas trop l’intérêt.

De plus, il m’a semblé que certaines périodes passaient très vite, en quelques lignes, sans qu’on comprenne bien pourquoi l’autrice choisit de s’arrêter sur certains éléments plutôt que sur d’autres. Par moments j’ai eu l’impression de lire un résumé plus que l’histoire en elle-même. Et pourtant je reproche rarement à un livre d’être trop court !

Si le sujet me séduisait plutôt a priori, je suis donc ressortie un peu déçue de cette lecture. L’histoire d’Emmanuelle avait de quoi captiver mais le style et l’organisation du récit m’ont empêchée d’y trouver de l’émotion. Je crois que cela vient du fait que le texte n’arrive pas à trancher entre autobiographie (un témoignage direct de Florence Billet aurait probablement eu plus de force émotionnelle) et roman (il y aurait eu matière à plus de romanesque dans cette quête qui emmène tout de même son héroïne dans des endroits assez fous en Colombie).

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