« Dirty God » : rise like a phoenix

affiche-film-dirty-godAgressée à l’acide par son ex, Jade doit se reconstruire et apprendre à vivre avec ses cicatrices. Entourée de sa mère, de sa fille et de ses amis, elle tente de remonter la pente…

Movie challenge 2019 : un film qui me donne de l’espoir

Dès que j’ai entendu parler de ce film, j’ai été intriguée et j’ai eu envie de le voir. En même temps, j’ai beaucoup hésité. J’avais peur de la barbarie dont il est question. Est-ce que l’agression à l’acide allait être représentée dans le film ? Je ne voyais pas comment j’aurais pu soutenir de telles images. Je remercie donc Amandine du Bleu du Miroir qui l’a vu avant moi pour ses infos et ses encouragements à aller le découvrir en projection de presse.

Si ce qu’a vécu Jade est horrible, le film ne l’est pas, loin de là. Bien sûr, il y a des moments difficiles, en particulier à cause du regard des autres : certaines personnes manquent d’empathie voire de politesse envers Jade, et se permettent de commenter son apparence ou de se moquer. Mais c’est ce que le film montre de plus violent.

Car dans l’ensemble, en dépit de la lourdeur du thème traité, le film est vraiment tourné vers la lumière. Celle que porte en elle Vicky Knight, éblouissante interprète de Jade. Elle-même brûlée dans son enfance, la jeune femme fait preuve pour ses débuts au cinéma d’un charisme fou et d’un talent dans la nuance et la variété des émotions qu’elle transmet. Jade n’est pas qu’une victime, c’est aussi une jeune femme qui aime s’amuser, faire la fête en boîte, se maquiller, qui a son caractère et son franc-parler. Elle réussit à être tour à tour touchante, sensible, exubérante, sensuelle, déterminée, et chacune de ses facettes participe à nous la rendre attachante.

L’agression elle-même, si elle n’est pas filmée directement, apparaît sous trois formes dans le film : la verbalisation, par son entourage puis par Jade elle-même, dans une scène extrêmement bien filmée de confidences à une collègue ; le procès ; et les cauchemars. Ici encore, plutôt que la crudité d’une approche frontale, la réalisatrice Sacha Polak emploie l’onirisme avec une métaphore filée depuis la scène d’ouverture, celle de l’hirondelle. L’ouverture du film est d’ailleurs un de ses plus grands moments. Toute la bande-originale est superbe, mais en particulier « Human », le morceau de Sevdaliza.

L’air de rien, le film interroge sur de nombreux sujets : la relation mère-fille (entre Jade et sa mère mais aussi entre elle et sa petite Rae), le regard des autres, le désir, l’amitié (Sham est à mes yeux le personnage le moins sympathique de l’entourage de Jade, je l’ai trouvée très superficielle et égoïste). Une scène m’a particulièrement marquée, celle où Jade a l’idée de se vêtir d’un niqab, une façon de détourner les préjugés sur cette tenue.

Ce qui ressort de ce parcours de vie, c’est l’espoir qu’il transmet aux spectateurs/trices. Celui d’un monde où la lumière des êtres serait davantage considérée que leur peau.

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