« Venise n’est pas en Italie », c’est là où tu es heureux

affiche-film-venise-n-est-pas-en-italieDans la cour de récré, Émile a flashé sur Pauline. Elle l’invite à la voir jouer de la harpe en concert à Venise, et les parents d’Émile acceptent de l’y emmener avec leur caravane… 

Movie challenge 2019 : un film dont le titre est une phrase

En avril 2015, je rencontrais Ivan Calbérac grâce à Babelio pour discuter de son premier roman, Venise n’est pas en Italie. J’avais vu tous ses films sans trop l’avoir fait exprès, avec une tendresse particulière pour Irène, qui a marqué mon adolescence (combien j’ai pu m’identifier à l’héroïne avec son « Les hommes qui m’intéressent ne s’intéressent pas à moi » !).

Il avait évoqué le projet de faire de son livre partiellement autobiographique un film, et j’avais décrété dans ma chronique d’alors que j’irais le voir avec plaisir. Quatre ans ont passé mais je n’ai pas oublié ma promesse et je suis allée découvrir le 6e long-métrage du réalisateur avec le sourire, persuadée que j’allais passer un bon moment.

En dépit de quelques divergences avec le livre, le film se veut complètement fidèle à l’esprit de celui-ci, peut-être juste un peu plus ancré dans notre époque avec la préoccupation de la mère d’Émile pour la nourriture saine. On y retrouve tous les ingrédients qui ont fait de ce roman feel-good un beau succès de librairie : une famille décalée à la fois problématique et attachante, un jeune adolescent sympathique pour lequel il est facile d’éprouver de l’empathie, un road-trip farfelu et un premier amour sur fond de choc des cultures.

Sur un rythme enlevé, le film ne fait pas preuve d’une grande audace en termes de réalisation, et reste assez conforme au style Calbérac : du divertissement familial très bien mené, apte à toucher un large public, avec quelques scènes franchement hilarantes, des personnages bien incarnés et un fond de bienveillance qui me réjouit toujours et prouve qu’on peut être drôle sans se moquer, ce que la comédie française a parfois tendance à oublier. En bonus, des paysages magnifiques sur les routes de France et d’Italie et dans le dédale de la Sérénissime.

Au casting on découvre de nouvelles têtes qui font bien le job : Hélie Tonnat en ado romantique qui a honte de sa famille, Luna Lou en gosse de riche blasée de l’ambiance pesante imposée par son père, Eugène Marcuse en grand frère colérique mais attentif et Coline d’Inca en baba-cool tendre.

Mais le film doit surtout beaucoup à l’énergie déployée par le couple Benoît Poelvoorde-Valérie Bonneton, qui s’en donnent à cœur joie pour nous faire rire, en particulier dans des scènes chantées (hurlées, devrait-on dire) assez délirantes. Tant pis si « Asimbonanga » a été remplacé par « A.I.E. A’mwana », le cœur y est.

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6 commentaires sur “« Venise n’est pas en Italie », c’est là où tu es heureux

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