« Mais vous êtes fous » : love addict

affiche-film-mais-vous-etes-fousRoman est un papa poule, un dentiste apprécié, et il forme un joli couple avec Camille. Mais il a un secret : la cocaïne. Une nuit, sa fille Bianca est prise de convulsions…

 Movie challenge 2019 : un film dont l’affiche est jolie 

Ce qui m’a donné envie de voir ce film, c’est son affiche. Vous me direz, des affiches avec des couples qui s’embrassent ou assimilés, on n’en manque pas ces derniers temps (prenez Mon Inconnue par exemple qui n’en est pas si loin). Mais ce que j’aimais en particulier sur celle-ci, c’est le titre dessiné à la peinture comme par des mains d’enfants, et en même temps cette coloration rose un peu psychédélique.

Empruntant son titre à un tube des années 90 (Vous êtes fous de Benny B), le film d’Audrey Diwan, dont c’est le premier en tant que réalisatrice (elle a été autrice et scénariste pour Cédric Jimenez et Victor Saint-Macary), prévient d’emblée : il est adapté d’un fait divers.

Et c’est en effet une histoire peu banale et qui méritait d’être racontée qui se déroule sous nos yeux. Roman prend de la coke, le cache à sa famille, jusque-là, c’est possible. Quand sa fille en ingère, tout se gâte car son secret est éventé. On imagine que la famille va voler en éclats. Mais deux éléments nous surprennent : d’une part, toute la famille est positive à la cocaïne. D’autre part, Camille refuse d’accabler son mari.

Il fallait bien l’énergie terrienne de Pio Marmaï et le désespoir révolté de Céline Sallette pour composer ce couple dans la tourmente. Tous deux réussissent à allier un côté « monsieur et madame Tout-le-monde » à une ambiguïté inquiétante. De sorte que toutes les questions traversent l’esprit des spectateurs en attendant la révélation : Roman a-t-il drogué sa famille ? Sa femme est-elle complice ?

Sans trahir la résolution de l’énigme, on peut dire qu’elle est maline et a le mérite de lier de près l’empoisonnement à l’amour, faisant de la complexité des rapports familiaux et amoureux le cœur de l’intrigue. Si Roman et Camille sont fous, c’est probablement de trop de sentiments, entre eux et pour leurs filles dont ils risquent de perdre la garde pour de bon.

Pour un premier film, Audrey Diwan fait preuve d’une grande maîtrise dans la gestion de la tension. J’aurais aimé que les effets de l’addiction et du manque soient un peu plus clairs (hormis les lampes qui clignotent c’est très léger, là où un Beautiful Boy se montrait plus immersif), mais j’ai trouvé très bien rendues les scènes où tout semble sur le point de basculer : personnages qui courent, musique efficace et tambourinante, montage serré… Le cœur nous bat avec celui des personnages, et… finalement, ces scènes ont tendance à retomber un peu comme des soufflés. De même que la fin du film qui m’a parue en-dessous en termes d’intensité. Dommage, car il y a de l’énergie à revendre dans ce film au pitch vraiment peu commun.

logo-movie-challenge-nblc

Publicité

9 commentaires sur “« Mais vous êtes fous » : love addict

Ajouter un commentaire

    1. Il est très bien dans ce film, j’ai encore vu des facettes de son jeu que je n’avais pas vues ailleurs (j’ai pas vu tous ses films mais une grosse partie quand même, j’ai eu une phase y a 7-8 ans haha).

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :