« L’incroyable aventure de Bella » : « c’était un phénomène, elle n’était pas humaine »

affiche-film-l-incroyable-histoire-de-bellaDans le chantier d’un vieil immeuble, Lucas trouve un chiot, Bella, qu’il décide de garder pour aider sa mère à sortir de la dépression. Mais Bella est un pitbull et cette race est interdite à Denver…

Movie challenge 2019 : un film avec un animal qui parle

J’ai déjà évoqué ici mon amour d’enfance pour les « films de chiens » (j’en ai parlé notamment en visionnant Marley et moi et A dog’s purpose). J’ai donc cette année encore trouvé moyen d’en caler un dans le Movie challenge !

Forcément, en me posant devant L’incroyable aventure de Bella, je ne m’attendais pas à un chef d’œuvre. On est dans le cadre du film familial de divertissement, avec des personnages sympathiques, des rebondissements, une morale, des bons sentiments et une fin heureuse prévisible d’emblée. Si vous en attendiez plus ou autre chose, vous seriez déçus.

Pour ma part j’ai passé un bon moment en ayant l’impression de retomber en enfance. Bien que l’histoire ait plus en commun avec A dog’s purpose, le film m’a fait penser dans son humeur à la cassette culte de mon enfance, Air Bud (c’est un chien qui joue au basket, ne cherchez pas la logique). Et ce n’est pas étonnant car j’ai découvert a posteriori que c’est Charles Martin Smith qui avait réalisé les deux films !

La petite Bella est un amour, en dépit d’une voix off, procédé toujours un peu agaçant, mais Bryce Dallas Howard s’en sort assez bien. Surtout, ce que j’ai aimé dans le film, c’est d’avoir choisi pour héroïne à quatre pattes un pitbull. Le film est clairement militant à ce sujet, cherchant à démontrer que ces chiens ne sont pas forcément dangereux, qu’ils peuvent être de très bons compagnons de famille et que les interdire est cruel. En effet, les pouvoirs publics de Denver en prennent pour leur grade, présentés comme ridicules, bornés, cruels, et facilement achetables.

Comme souvent dans les films destinés à la jeunesse, on n’échappe pas à un certain manichéisme très américain : les vétérans de l’armée vont forcément être des adjuvants pour Bella, les humains se divisent entre les gens gentils, civilisés, qui traitent bien Bella (ce sont tous des gens assez aisés, vivant dans des maisons confortables et au physique avenant), et ceux qui veulent l’attacher, ou qui n’aiment pas leurs animaux (des vieux types hirsutes vivant dans une cabane en fouillis ou à la rue).

Mais j’ai pardonné ces facilités, embarquée par le charme de la petite chienne, et par celui de ses humains (Jonah Hauer-King, le Laurie du Little Women version BBC et Alexandra Shipp, la très chouette Abby de Love, Simon). Ce que j’ai moins pardonné, ce sont les effets spéciaux assez moches et les animaux en 3D pas très réalistes. J’ai vraiment du mal avec les faux animaux de cinéma, car Dumbo m’a fait le même effet. Il n’empêche : si j’avais eu 20 ans de moins, ce film aurait eu toutes les chances de devenir mon préféré, celui qu’on réclame tous les dimanches.

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7 commentaires sur “« L’incroyable aventure de Bella » : « c’était un phénomène, elle n’était pas humaine »

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    1. Apparemment c’en est un mais on n’a pas l’habitude de les voir avec les oreilles non coupées je pense. Et puis je me demande si c’est pas un croisé parce qu’elle est assez petite et fine. Mais dans le film les services de la fourrière la considèrent comme un pit.

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