« Ma vie avec John F. Donovan » : c’est d’être fan

affiche-film-ma-vie-avec-john-f-donovanEnfant, Rupert Turner entame une correspondance secrète avec John F. Donovan, la star d’une série télé. Des années plus tard, lui-même acteur, il publie un livre sur l’impact de ces lettres sur leurs vies… 

Movie challenge 2019 : un film avec une bonne BO

Que s’est-il passé pour que j’aille découvrir ce film en salles ? Pour rappel, je n’avais pas du tout adhéré à Tom à la ferme et j’avais vu surtout dans Mommy un film qui commence drôle avant de tourner long et excessif. Bref, on ne peut pas dire que je sois sensible à l’univers de Xavier Dolan.

Mais son nouveau film m’intéressait pour deux raisons majeures : la première s’appelle Jacob Tremblay, la révélation de Room. Le petit garçon m’avait fait très forte impression face à Brie Larson, et j’étais vraiment curieuse de suivre son évolution, car il me semble un des futurs grands d’Hollywood. De plus, le film portant sur une relation fan-idole m’intéressait car c’est un sujet que je trouve passionnant (et que je comprends assez bien, ayant eu un tempérament de fan prononcé à l’âge de Jacob dans le film).

Eh bien j’ai l’impression qu’avec ce film autour des coulisses du showbiz, Dolan a trouvé un sujet à sa démesure. Les flashs qui crépitent, les ados en délire qui hurlent, l’hystérie de Rupert devant sa télé quand sa série préférée redémarre pour une nouvelle saison, tout cela sonne juste sans forcer, de même que les sempiternelles relations compliquées mères-fils, ici en miroir celle de Rupert avec celle qui projette sur lui ses regrets d’actrice ratée (Natalie Portman, que j’ai rarement vu aussi touchante) et celle de John avec la sienne, alcoolique (Susan Sarandon).

Le film menace à plusieurs reprises de s’égarer, jonglant entre plusieurs des thèmes de prédilection du réalisateur, la famille, les excès, l’homosexualité, les secrets, le mal-être existentiel, le regard des autres… Par moments, malgré les 123 minutes du film, j’en aurai voulu un peu plus sur certains sujets. On peut supposer qu’il a été compliqué de choisir quoi couper et quoi garder au montage, mais l’ensemble réussit à se tenir assez bien, et surtout garde une vraie dignité, à l’instar du petit Rupert apprenant le décès de son idole.

Si je n’ai pas été spécialement éblouie par Kit Harrington, qui fait le job mais manque un peu d’aura (on appréciera tout de même que le réalisateur ait évité de s’attribuer le rôle), j’ai été une fois encore scotchée par Jacob Tremblay, sa grâce, son naturel et sa maturité. J’ai aussi découvert Thandie Newton et Ben Schnetzer, dont le face-à-face structure le film avec élégance.

Le contraste entre ces moments posés et ceux plus fous, portés par une bande-son très réussie entre musique de Gabriel Yared et tubes des années 90-2000 (notamment Rolling in the deep et Bitter Sweet Symphony), nous permet d’apprécier les différentes énergies du film pleinement.

Alors que j’ai lu ici ou là des critiques qui reprochaient à Dolan d’avoir perdu son âme, j’ai pour ma part eu l’impression qu’il avait seulement gagné en finesse et en maturité.

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10 commentaires sur “« Ma vie avec John F. Donovan » : c’est d’être fan

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  1. J’ai pour ma part été très déçue! Jacob Tremblay est épatant en effet, mais l’intrigue m’est apparue comme une suite de clichés et de déjà vu et je n’ai ressenti aucun empathie pour les personnages, j’ai eu du mal à y croire.

        1. Ah oui voilà, moi je n’aime pas Mommy donc je pense que les gens qui ont aimé « Ma vie avec John F Donovan » sont plutôt ceux qui n’aiment pas son ciné d’habitude, et vice-versa.

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