affiche-film-rbgEn 1993, Bill Clinton nomme Ruth Bader Ginsburg, avocate spécialisée dans le combat pour l’égalité des sexes, comme juge à la Cour Suprême. RBG devient une superstar aux États-Unis…

Il est très rare que j’aille voir des documentaires au cinéma. Non que le genre ne m’intéresse pas mais je trouve qu’il se dispense plus facilement du grand écran (sauf pour des films très esthétiques comme La planète bleue – unique cas où je me suis endormie en salle, d’ailleurs).

Mais poussée par les recommandations des copinautes Tinalakiller et Laura (dont vous trouverez la plume chez FuckingCinéphiles), j’ai profité d’une séance UGC docs pour aller découvrir RBG. Il faut dire que j’ai eu l’occasion de voir Une femme d’exception en avant-première en décembre et que j’ai eu un coup de cœur pour ce film et l’interprétation de Felicity Jones (un Oscar pour elle, please !). Je voulais donc en savoir plus sur la vraie Ruth Bader Ginsburg, star aux USA et jusqu’ici inconnue chez nous.

Le film suit la carrière de Ruth en revenant sur ses études, puis sur les affaires marquantes de sa carrière d’avocate avant d’aborder dans une dernière partie la fonction de juge de la Cour Suprême. Le film est séquencé par des extraits du discours prononcé par Ruth lors de sa nomination qui met en avant ses valeurs et sa conception du rôle de juge.

S’appuyant sur des images d’archives, des entretiens avec Ruth et des témoignages de son entourage, expliquant assez clairement les cas juridiques présentés, le film est à la fois complet, documenté et assez pédagogique pour les spectateurs/trices ignorant tout du droit américain.

J’ai trouvé l’ensemble très intéressant, et permettant de mieux cerner la personnalité de Ruth, mais aussi celle de son mari Marty (qui a joué un rôle important dans ses choix de carrière à la fois en raison de sa santé et en tant que soutien absolu). Cependant il manque à mes yeux au documentaire de Betsy West et Julie Cohen un peu du dynamisme et du souffle romanesque qui m’avaient séduite dans le biopic de Mimi Leder.

Toutefois la fin vaut vraiment le coup lorsqu’on voit l’aspect plus espiègle de Ruth apparaître, après l’avoir entendue se décrire plusieurs fois comme sérieuse et être dépeinte comme telle par ses proches. Sa réaction face aux imitations est amusante, et la scène où elle joue un rôle parlant dans un opéra est hallucinante, dans son discours anti-Trump à peine voilé.

On en sort avec toujours beaucoup de respect pour cette grande dame progressiste, mais aussi de l’attachement pour cette figure sympathique qui reste une source inépuisable d’inspiration pour les jeunes femmes.

Publicités