Top 10 films de 2018

Cette année a été à mes yeux relativement moyenne d’un point de vue global mais excellente concernant le cinéma français, qui m’a offert presque tous mes coups de cœur de l’année, avec des films forts sur des sujets délicats et marquants. Sur les 55 films de 2018 visionnés (je sais que c’est peu par rapport à certain(e)s mais cela constitue pour moi une progression), voici les 10 que j’ai choisi de retenir, de manière bien sûr subjective…

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  1. Dilili à Paris

Chaque année, un film d’animation réussit à se glisser dans mon top, car c’est un genre que j’aime beaucoup. Et cette année, j’ai été conquise par le film de Michel Ocelot, son esthétique inimitable, sa vivacité, sa capacité à faire revivre de grandes figures de la Belle Époque mais surtout l’habile initiation au féminisme que le film constitue pour les enfants, un engagement qui m’a profondément émue.

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  1. Tully

Visiblement oublié à l’heure des bilans, le film de Jason Reitman m’a séduite à la fois par son propos, le jeu de ses actrices (Charlize Theron et Mackenzie Davis) mais aussi la poésie que le réalisateur a cette fois insufflée à son univers réaliste habituel. Comme toujours avec ce cinéaste que j’apprécie particulièrement, le film comporte une vraie analyse sociale : on peut dire, me semble-t-il, qu’il s’agit du premier long-métrage autour du thème de la charge mentale, qu’il évoque avec honnêteté.

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  1. En guerre

Des neuf films en compétition à Cannes que j’ai pu voir cette année, c’est celui que je retiens et auquel j’aurais décerné la Palme. Même si je n’ai pas toujours adhéré aux choix de cadrage et de montage de Stéphane Brizé, la prestation de Vincent Lindon est impressionnante et la peinture de ce conflit social criante de vérité et d’humanité. Un film qu’il me semble important d’avoir vu pour comprendre le climat français…

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  1. Love, Simon

J’ai eu la chance de découvrir le film de Greg Berlanti lors de l’avant-première au Grand Rex et je sais que cette salle de 2 700 personnes en communion a contribué à l’affection que je porte à ce film. Certes, c’est une romcom adolescente (genre souvent considéré comme mineur) mais qui a le mérite de présenter un personnage gay dans toute sa normalité. Pour l’apport de ce film à la société et aux canons hollywoodiens, et tous les coming out qu’il a rendu possibles, il méritait largement sa place dans mon top.

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  1. Mademoiselle de Joncquières

Si j’aime profondément le cinéma d’Emmanuel Mouret depuis des années, j’ai eu la surprise de constater que son passage par l’exercice du film en costumes lui permettait de conquérir une cible plus large que ses films habituels. Et je m’en réjouis car cette adaptation d’un texte de Diderot est beaucoup plus moderne dans son propos qu’on n’aurait pu l’imaginer, et offre à Édouard Baer et Cécile de France l’occasion de numéros d’acteur/trice très impressionnants.

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  1. Première année

Vrai coup de cœur, ce film symbolise bien ce que j’ai eu envie de retenir de cette année cinéma : un long-métrage décrivant une réalité certes problématique mais avec énormément d’humanité et des personnages touchants. Il n’y avait que Thomas Lilti pour insuffler tant de bienveillance à son duo d’acteurs (Vincent Lacoste-William Lebghil) dans l’enfer de rivalité qu’est la première année de PACES, et on l’en remercie. À titre personnel, je ne me lasse pas de cette fin qui m’émeut aux larmes à chaque fois.

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  1. Jusqu’à la garde

Xavier Legrand frappe fort avec un très grand premier film retraçant l’enfer d’un divorce sur fond de manipulation et de violence conjugale. C’est dur, très bien construit et interprété avec finesse et courage par Léa Drucker, Denis Ménochet et la révélation Thomas Gioria. Je n’oublie toujours pas à quel point la fin de film m’a clouée à mon siège en janvier dernier. Un long-métrage nécessaire et très prometteur.

 

Si mon podium s’est imposé assez facilement puisqu’il rassemble les films qui m’ont le plus profondément bouleversée cette année, j’ai eu toutes les peines du monde à départager les deuxième et troisième du classement. Alors, finalement…

2e ex aequo : Les Chatouilles/Amanda

J’ai dérogé à ma règle de toujours trancher pour mettre à égalité ces deux très grands films qui se présentent comme des œuvres modestes, sensibles, écrites à hauteur d’enfants, sur des sujets a priori impossibles à traiter (la pédophilie et le deuil post-attentats de Paris). Le premier film d’Andréa Bescond et Éric Métayer fait preuve d’une plus grande audace dans la mise en scène, avec l’irruption de la psy dans les souvenirs d’Odette, et confie à Pierre Deladonchamps un rôle atroce dont il s’acquitte avec brio. Je suis sortie de la séance effondrée. Le troisième long de Mickaël Hers, qui m’a valu mes premières larmes en projection presse, est d’une délicatesse inégalable et sa caméra d’une infinie bienveillance pour les rescapés qu’il suit. Il offre à Vincent Lacoste son plus grand rôle à ce jour face aux lumineuses Isaure Multrier et Ophélia Kolb, et à la grâce de Stacy Martin. Et il filme Paris avec autant d’amour que j’éprouve pour ma ville. Sortis à une semaine d’intervalle, ces deux films sur un créneau assez similaire ont réussi à tirer chacun leur épingle du jeu, et j’en suis ravie.

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  1. Call Me By Your Name

Aucun suspens pour cette première place, je crois que vous saviez toutes et tous à quel point ce film est cher à mon cœur. Je pourrais écrire des pages entières sur ces personnages si réels et vivants à mes yeux, sur l’Italie solaire de Guadagnino, sur l’infinie bienveillance qui se dégage de ce film. Je suis persuadée que nous avons besoin de cette bienveillance au cinéma, de cette intelligence des émotions, tout autant que de l’humour, la sensualité et la mélancolie qui caractérisent le film. Call Me By Your Name, c’est aussi un film qui a eu un vrai effet dans ma vie, qui a engendré une réflexion personnelle, m’a offert une semaine de vacances inoubliable sur les lieux du tournage et une amitié de groupe d’une valeur inestimable. J’aime le cinéma aussi pour ça : pour ce qu’il fait naître dans nos vies hors de la salle.

Même si ce top fait la part belle au cinéma français, cette année a été celle où j’ai découvert le plus de films d’horizons différents : Maroc, Islande, Danemark, Israël, Corée du Sud, Kenya, Belgique, Inde, Pologne, Liban, Japon, Russie, Allemagne… Une ouverture qui, s’y elle n’est pas reflétée dans ce top, me pousse à continuer d’explorer les cinémas du monde en 2019.

Et puis, cette année, j’ai aussi découvert de très bons films sortis les années précédentes. Je retiendrai Walk with me, Snow therapy, Médecin de campagne, Les hommes du feu, The man from UNCLE, Les Bien-Aimés, The social network, Miss Stevens, Blue Valentine et La communauté.

Et vous, quels ont été vos coups de cœur en 2018 ?

11 commentaires sur “Top 10 films de 2018

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