« Une merveilleuse histoire du temps » : un bel hommage

affiche-film-une-merveilleuse-histoire-du-tempsStephen Hawking est à Cambridge un étudiant paresseux et brillant. Alors qu’il vient de rencontrer la jolie Jane et de décider de faire sa thèse sur le temps, il découvre qu’il est atteint d’une maladie neurodégénérative…

Cela fait plusieurs années que j’avais ce film dans ma (très longue) liste « à voir ». Vous allez me dire : mais c’est un biopic ! (aussi connu sous le terme « le genre cinématographique que je déteste absolument »).

Mais j’avoue que la figure de Stephen Hawking me semblait particulièrement intéressante, et c’est d’ailleurs à sa mort que je me suis souvenue que je voulais voir ce film. Disons que cela me semblait un moyen d’en savoir davantage sur lui plus ludique qu’une biographie ou même sa page Wikipédia. Et puis je voulais découvrir (en fait, re-découvrir, je me suis ensuite aperçue que je l’avais vue dans Northanger Abbey) Felicity Jones avant le très attendu On the basis of sex.  

Le film de James Marsh est un hommage de belle facture, qui réussit à doser assez finement le mélange vie privée/travaux de recherche du grand physicien. En bonne littéraire, je n’ai rien compris ou presque à ce qu’étudiait Stephen Hawking (juste qu’il était question des trous noirs et du temps), mais je ne saurais porter mon incompréhension scientifique comme grief au film.

J’ai évidemment été davantage touchée par la relation entre Stephen et Jane, puis l’évolution de celle-ci au fil de la dégradation physique du jeune homme, qui nécessite l’entrée de nouveaux visages dans la sphère familiale. L’aide vient d’abord du professeur de chorale de Jane (Charlie Cox, aka Daredevil) puis d’une infirmière spécialisée (Maxine Peake). Tous et toutes sont très justes dans leur rôle, même si la prestation d’Eddie Redmayne est écrasante de talent : voilà un Oscar qui n’aura pas été volé !

Sans faire de folies niveau réalisation, James Marsh propose des scènes toujours bien cadrées et une belle photographie qui s’illustre particulièrement dans quelques plans marquants.

Sans être révolutionnaire, ce biopic a le mérite d’une vision nuancée du physicien et de son entourage. Nul n’est parfait, et le film ne cherche ni à excuser ni à sublimer ni à condamner ses personnages. C’est ce qui m’a sans doute le plus convaincue, cette capacité à ne pas se laisser embarquer par son sujet mais à admettre que chaque grand homme, et chaque mère courage, ont aussi leurs faiblesses, leurs travers, leurs doutes. Finalement la relation entre Stephen et Jane apparaît assez moderne pour l’époque de leur jeunesse : chacun semble accepter que l’autre puisse avoir besoin d’une échappatoire. Et c’est probablement le plus inattendu et rafraîchissant dans ce film.

9 commentaires sur “« Une merveilleuse histoire du temps » : un bel hommage

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  1. J’ai aimé cette découverte toute en délicatesse d’un homme ô combien passionnant. Je te rejoins sur l’idée que ce film ne révolutionne rien mais sans le regretter non plus ; un film que j’ai beaucoup aimé^^

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