« Wildlife – une saison ardente » : un amour en cendres

affiche-film-wildlifeLa famille Brinson emménage dans le Montana. Mais lorsque le père, Jerry, perd son emploi, le couple qu’il forme avec Jeannette commence à se déliter, sous les yeux de leur fils Joe.

Je ne sais pas trop pourquoi je m’étais prise d’enthousiasme à l’idée de voir ce film. Je me souviens d’avoir trouvé l’affiche sublime, et d’avoir aperçu quelques images de la bande-annonce qui m’avaient laissé envisager un film bouleversant sur la fin d’un couple.

J’étais donc ravie d’aller assister à l’avant-première en présence de Paul Dano, qui passe pour la première fois à la réalisation (et qui dans ma tête reste le frère de Little Miss Sunshine pour l’éternité) et de Carey Mulligan.

Si j’ai été contente de les apercevoir en début de séance, j’avoue ne pas avoir été aussi convaincue par le film que je l’aurais espéré. Tout d’abord, d’un point de vue esthétique, puisque c’est ce qui m’avait en premier lieu attirée vers ce long-métrage, j’ai trouvé la photographie vraiment décevante au regard de ce que l’affiche et quelques plans de la bande-annonce laissaient présager. C’est comme si on nous avait montré le plus beau à l’avance (encore une des raisons pour lesquelles je n’aime pas voir les bandes-annonces…). La plupart des plans m’ont semblé assez éteints, assez fades. Les gros plans montrent des visages fatigués, des traits tirés, on ne peut pas dire que les acteurs/trices soient à leur avantage. Mais cela pourrait être un parti-pris de réalisation, sauf que ça ne m’a pas semblé si évident.

Concernant l’intrigue, on est vraiment dans l’adaptation d’un roman américain contemporain (de Richard Ford) avec des personnages de la petite classe moyenne un peu paumés et qui se déchirent. Je n’avais pas lu le roman mais l’atmosphère m’a rappelé des nouvelles de Raymond Carver, entre autres : on assiste à un moment de vie souvent un peu glauque sans trop savoir où l’on va.

Côté casting, je n’ai pas grand chose à reprocher aux acteurs/trices. Je salue en particulier l’interprétation du jeune Ed Oxenbould, que je découvrais ici : en ado taiseux, solitaire et soumis à l’égoïsme de ses deux parents, le jeune homme est assez touchant dans la retenue.

Le plus compliqué en tant que spectatrice a été de comprendre ce que le film voulait nous montrer, si ce n’est deux adultes détestables qui semblaient finalement plutôt bien assortis. Lorsque Jeannette commence à changer de style vestimentaire et s’embarque dans une liaison avec un autre homme suite au départ pour le feu de son mari, on pourrait penser assister à une forme d’émancipation féminine, mais il n’en est rien puisqu’elle se fait entretenir par un vieil homme riche et qu’elle laisse entendre à son fils qu’elle ne fait cela que parce qu’elle a l’impression qu’elle ne peut rien espérer de mieux. Quant à Jerry, il est clairement immature et paumé. Aucun des deux n’assume correctement son rôle de parent, et c’est sans doute ce qui les rend les plus désagréables.

Bref, je suis restée mitigée par ce film en demi-teinte qui présente des personnages aucunement sympathique, à l’exception du pauvre Joe.

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