Étiquettes

,

affiche-film-500-jours-ensembleTom travaille à inventer des cartes de vœux. Lorsqu’une nouvelle arrive dans l’entreprise, il flashe, mais problème, Summer ne croit pas en l’amour et ne veut pas d’une relation sérieuse…

Movie challenge 2018 : un film avec une bonne BO

Je connaissais ce film de nom seulement il y a quelques mois encore, mais puisqu’il s’agit d’un des films doudous de la copine Flyingsparkle, il fallait bien que je le voie ! Je ne suis pas très comédies romantiques basiques mais la promesse de voir l’histoire déconstruite avec aussi bien ses bas que ses hauts me séduisait.

De fait je me suis laissée happer rapidement par le film, si ce n’est que j’ai eu du mal à suivre le décompte des jours, affiché très rapidement au début de chaque séquence. Il faudrait probablement que je revoie le film pour bien saisir quand se situe chaque événement. Ou non-événement d’ailleurs, car le scénario ne se contente pas des moments clés de la relation entre Tom et Summer, il nous fait partager des bribes de quotidien, des petits moments joyeux et c’est ce qui contribue à les rendre attachants.

J’ai bien aimé ces personnages car Tom et Summer ne sont pas parfaits, loin de là. Joseph Gordon-Lewitt (je croyais ne l’avoir jamais vu mais je viens de réaliser que c’est le jeune Cameron de 10 things I hate about you) et Zooey Deschanel livrent des prestations nuancées et investies. Tom est rêveur, optimiste en l’amour… quitte à ne pas voir qu’il projette sur Summer et sur leur couple ce qu’il veut y voir. Summer a été échaudée par le divorce de ses parents et refuse de se laisser embarquer dans une histoire sentimentale… quitte à piétiner égoïstement et presque sans en avoir conscience les sentiments d’autrui. On comprend que ça ne peut pas bien tourner lorsque la vision chevaleresque patriarcale de l’un se heurte à l’indépendance de l’autre.

Porté par une bande-son parfaitement choisie où les paroles des chansons résonnent avec les sentiments des personnages, le film dissèque toutes les étapes de la relation, avec des trouvailles de réalisations pertinentes et réjouissantes de la part de Marc Webb. Gros coup de cœur pour la scène où Tom sort de chez sa belle en se sentant le roi du monde ! Les dessins de Tom, les costumes, les dialogues savoureux et parfois décalés forment un petit bijou poétique et doux-amer. Et quand Summer répond que « c’est la vie » pour justifier que tout ne tourne pas toujours bien, j’ai pensé être vraiment conquise par le film. Enfin un film qui assume de ne pas être une comédie romantique où tout finit bien, et d’utiliser une forme proche de celles-ci avec des moments de joie et de légèreté pour en arriver à une conclusion plus réaliste que cinématographique : ils ne vécurent pas heureux au-delà de 500 jours et n’eurent pas d’enfants. Ma prédilection pour les histoires qui se terminent au cinéma était comblée.

Jusqu’au dernier quart d’heure environ. Car le film de Marc Webb a beau faire preuve d’originalité, il n’en reste pas moins un film à l’américaine : il faut à tout prix retomber sur ses pieds, faire la boucle et proposer une fin bien clôturée, quitte à présenter une évolution des personnages qui ne m’a pas parue cohérente avec leur psychologie, en tout cas pas dans le timing des 500 jours.

Si la catégorie « Un film dont j’aurais voulu changer la fin » n’avait pas été déjà occupée dans le Movie Challenge 2018, ce film aurait été un bon client car j’ai vraiment du mal à accepter cette fin qui m’a parue tellement plus conventionnelle que ce qu’on aurait pu espérer. Mais ce n’est que mon ressenti, et je suis sûre que d’autres la trouveront parfaite.

logo-movie-challenge-nblc

Publicités