« Tout n’est pas perdu » : mémoire enfouie

couverture-livre-tout-n-est-pas-perduAlan Forrester, psy à Fairview, doit traiter le cas d’une jeune fille, Jenny, qui a subi un viol puis un traitement visant à en effacer le souvenir pour lutter contre le stress post-traumatique…

J’avais depuis assez longtemps dans ma PAL le premier roman de Wendy Walker, que j’avais un peu oublié. Lorsque j’ai vu paraître son deuxième au début de l’année, cela m’a rappelé que je devais lire celui-ci.

J’étais assez séduite d’emblée par la ressemblance physique du livre avec Les apparences (Gone Girl), également paru chez Sonatine : même style de couverture, même couleur, et mention de Gillian Flynn sur la quatrième.

Je trouve aux deux récits deux éléments de parenté assez évident : le dévoilement progressif des informations sur les personnages principaux, et le côté très addictif du récit. Cette fois-ci, je ne me suis pas endormie sur le livre à 5h du matin, mais je l’ai quand même rapidement dévoré, impatiente de connaître le fin mot de l’affaire : allait-on enfin connaître l’identité du violeur de Jenny ? La jeune fille et sa famille surmonteraient-elles le traumatisme ?

Pour un coup d’essai, la romancière réussit à s’approprier les codes du thriller psychologique en choisissant de faire du psy l’unique narrateur du récit. Semblant d’abord extérieur aux faits qu’il raconte, celui-ci se retrouve de plus en plus impliqué, entre les différentes parties prenantes de l’affaire, jusqu’à devenir le personnage central de l’intrigue.

Le scénario est bien mené, avec des rebondissements bien placés, des fausses pistes, et un suspens constant. Moins sidérant que les œuvres de Gillian Flynn dans ses révélations, Tout n’est pas perdu compose cela dit des personnages aux psychés cohérentes et complexes, plus fascinants qu’attachants. Le récit s’octroie une entorse avec la réalité des traitements du syndrome post-traumatique (le traitement censé effacer complètement les souvenirs de l’événement traumatique n’existe pas encore tel quel à ce jour) mais c’est pour mieux interroger la reconstruction des victimes, en plus de préserver le suspense.

Si j’avais un léger reproche à faire au livre, ce serait sa construction en puzzle, dans laquelle toutes les pièces finissent par s’imbriquer pour servir à quelque chose, de sorte que certains éléments semblent parfois entrer presque de force dans le tableau complet, juste pour n’avoir pas servi à rien.

Néanmoins j’aurais été curieuse de voir ce récit adapté au cinéma : il semble que les droits aient été acquis et que Reese Witherspoon ait travaillé à cette adaptation mais jusqu’ici celle-ci n’a pas vu le jour.

3 commentaires sur “« Tout n’est pas perdu » : mémoire enfouie

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  1. Oh j’ai adoré ce roman, cette auteur a un grand talent ! Son personnage de psy est très réussi, il nous met en confiance, nous associe aux secrets qu’il entend ! C’est une perle ce thriller ! J’espère que son adaptation sera à la hauteur. 😍

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