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oceans8Debbie Ocean, la sœur de Danny, sort de prison en liberté conditionnelle. Aussitôt elle recontacte son associée Lou et décide de monter le vol spectaculaire d’un collier Cartier au Met Gala…

Movie challenge 2018 : un film que personne ne s’attendait à ce que j’aime

J’admets, je ne serais peut-être pas allée voir Ocean’s 8 en salles si je n’avais pas pris récemment la carte illimitée. Mais c’est bien pour cela que je ne regrette pas mon choix, qui me permet de découvrir sur grand écran des films pour lesquels, sinon, j’aurais probablement attendu une sortie VOD.

Ado, j’avais été emballée par Ocean’s eleven, et pourtant je n’avais pas vu les deux suites de Soderbergh. Et puis, la bande-annonce de cet opus réalisé par Gary Ross (pour beaucoup « le réalisateur d’Hunger Games », pour moi celui de Pur-sang, un des films fétiches de mon adolescence) m’a bien accrochée.

J’ai remarqué que mon envie d’aller voir ce film surprenait mon entourage. Quoi, moi l’amatrice de films indés, j’allais voir cette grosse prod comme tout le monde ? Et bien sûr, j’ai entendu les arguments attendus : « les suites c’est du marketing » et « tout ça pour tirer profit de #Balancetonporc et compagnie ». Il se trouve que ce film au casting féminin était prévu bien avant ces récents événements, mais passons.

Dès la première scène, le film joue clairement avec son héritage puisqu’il nous présente Debbie Ocean, sœur de Danny, en train de plaider sa cause pour obtenir une libération conditionnelle. La suite du scénario reprend la trame habituelle de la franchise : Debbie retrouve son associée, monte un plan pour réaliser un casse impressionnant, regroupe une équipe aux talents divers pour l’accomplir, et en profite pour caser dans l’affaire une vengeance personnelle. Certes, on reste proche de l’histoire du premier « Ocean ». Mais n’est-ce que pas ce qu’on attendait ?

Pour ma part j’y suis allée dans l’optique d’un pur moment de divertissement et j’ai trouvé que le film remplissait son rôle haut la main. Le plan du casse est bien ficelé, regorge de surprises jusqu’à la fin, met en scène des péripéties bien amenées. Un poil moins tendu qu’Ocean’s eleven, le film réussit à donner l’envie d’en voir toujours plus : plus de bijoux volés, plus de stratégies délirantes mais qui fonctionnent, plus de pièges déjoués. Ce goût de revenez-y est pour moi la preuve que le contrat est rempli !

Côté casting, si certains noms avaient pu me laisser sceptiques (Rihanna ?), j’ai finalement trouvé que chacune était bien dans son rôle, de la mère de famille en apparence rangée (Sarah Paulson), à la créatrice de mode déchue (Helena Bonham Carter, qui nous offre une scène en français d’anthologie). Surtout, j’applaudis bien fort le tandem Sandra Bullock-Cate Blanchett qui emporte l’adhésion. Quel plaisir de voir ces deux actrices aux carrières bien remplies, d’une moyenne d’âge de plus de 50 ans, dans ces rôles badass de femmes hors-la-loi, à la fois intelligentes, sexy et fortes ! « Fais-le pour la petite fille de 8 ans dans son lit quelque part qui rêve de devenir une criminelle » dit Debbie à ses troupes. On peut interroger la pertinence de ce rêve pour un(e) enfant, mais pas l’intention : prouver qu’une team féminine est capable de la même chose qu’une équipe masculine. Y compris de faire le casse.

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