« Love, Simon » : « j’ai le droit d’être amoureux »

affiche-film-love-simonSimon est un lycéen modèle : fils et frère exemplaire, ami loyal envers Leah, Nick et Abby, camarade apprécié de tous. Mais un jour, un message anonyme posté sur le blog du lycée lui révèle qu’un autre garçon cache le même secret que lui…

Ce film et moi, c’est un peu une forme de coup du destin. Je m’explique : la première fois qu’on m’en a parlé, début 2018, c’était par la voix d’une amie très enthousiaste (aka Dingoo Dramas). J’ai donc noté ce titre dans un coin de ma tête en me promettant d’aller voir de plus près de quoi il était question (chose que je n’ai pas faite).

Quand soudain, mon ange gardien (enfin mon ange cinéphile, du coup), aka Flyinsparkle, m’annonce qu’elle nous a pris des places pour l’avant-première au Grand Rex. Imaginez-moi donc entourée de mes deux comparses et de 2697 spectateurs impatients, dans cette salle mythique que je découvrais pour la première fois.

Ce préambule pour dire que les conditions dans lesquelles j’ai vu ce film ont certainement joué sur mon ressenti. Clairement, cette séance a constitué une de mes plus belles expériences cinématographiques. Indépendamment du film ? Pas tout à fait.

En effet, le long-métrage de Greg Berlanti est très engageant, il invite le spectateur à prendre fait et cause pour ses personnages et incite aux réactions (je n’ai pas été la dernière à applaudir et à m’égosiller). Fils modèle d’une famille américaine assez lisse, Simon (Nick Robinson) est extrêmement attachant. Même lorsqu’il commet des actions qu’on pourrait lui reprocher, on ne peut pas lui en vouloir car il ne cherche jamais à blesser son entourage.

Ses amis ne sont pas en reste : Abby (Alexandra Shipp), Leah (Katherine Langford) et Nick (Jorge Lendeborg) incarnent des adolescents typiques, avec leurs doutes, leurs questionnements, le mélange d’insouciance et de prise de conscience des réalités de la vie d’adulte propre à cet âge. L’adolescence est toujours un sujet qui me passionne, et Love, Simon était parti pour me plaire de ce point de vue.

Ce qui aurait pu me laisser un peu plus circonspecte, c’est l’aspect très guimauve et plein de bons sentiments du film. On est évidemment du côté de la comédie romantique et du feel-good movie, un genre qui me laisse parfois sceptique quand il manque de fond. Mais le film bénéficie de trois qualités : d’une part, son sujet, le coming out adolescent, qui ne sera jamais trop traité tant que des jeunes, comme Simon dans le film, auront peur de voir le regard des autres changer juste parce qu’ils oseraient être eux-mêmes et prétendre au bonheur. D’autre part, une alternance des émotions avec quelques trouvailles très réjouissantes portées par une BO vitaminée (I wanna dance with somebody, en particulier). Enfin, le suspens est à son comble avec une construction proche d’un whodunit, sauf qu’ici point de meurtrier mais un certain « Blue », élève du lycée avec lequel Simon entame une correspondance secrète. Jusqu’au bout le mystère sur son identité est préservé, n’en rendant la chute que plus bouleversante.

Bref, je n’ai pas boudé mon plaisir face à ce film on ne peut plus solaire qui m’a rendu mon âme d’adolescente durant une soirée. J’espère qu’il aura l’impact qu’on peut en attendre sur la jeune génération ! En attendant, je vais retourner le voir !

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17 commentaires sur “« Love, Simon » : « j’ai le droit d’être amoureux »

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    1. Ça dépend de ce qu’on attend d’une expérience de cinéma. Si c’est pour sortir de la salle boostée et avec le sourire, ça vaut le coup !

    1. Oui, j’ai lu un truc là-dessus. Apparemment il reproche au film d’être un teen-movie et une comédie romantique. Sachant qu’il est « vendu » comme tel…

  1. Bah en fait… je suis assez d’accord avec lui.
    (je crois que tu n’as pas dû voir mon petit tweet dessus hihihih).

    1. Si j’ai vu que tu as dit un truc du genre « bien mais pas fou ». Mais je ne vois pas comment on peut reprocher à ce film d’être ce qu’il est censé être. Personne n’a jamais dit que ce n’était pas pour ado ni que ce n’était pas guimauve : c’est fait pour…

  2. Disons que j’ai conscience de ce qu’il est – et dans un sens, c’est « bien » de voir un teen movie qui veut dédramatiser le coming out, je ne lui reproche pas ça. Mais je comprends ce que veut dire Durendal quand il dit que c’est pas très réaliste – ou en tout cas dans un certain milieu social précis. En fait, j’ai presque envie de dire que les choses visiblement appréciées par les spectateurs – avis que je respecte totalement – peuvent aussi, selon notre vision des choses, être « problématiques ». Après, je reproche aussi des réactions pas toujours réalistes, juste écrites pour faire avancer l’histoire mais pas réellement crédibles (je pense surtout à la phase « rejet des amis » parce que Simon a soi-disant trahi ses amis alors qu’en réalité je vois mal des gens se fâcher pour ça).

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