« Miss Stevens » : deux âmes jumelles

affiche-film-miss-stevensRachel Stevens, prof de littérature en Californie, accepte d’emmener en voiture trois de ses élèves à un concours de monologues de théâtre. Le proviseur la prévient que l’un d’eux présente des troubles du comportement… 

Movie challenge 2018 : un premier film

Je ne vais pas m’en cacher, c’est en fouinant dans la filmographie de Timothée Chalamet que je suis tombée sur ce film. Rapidement intriguée par le pitch, qui rassemblait plusieurs de mes marottes (l’adolescence, le métier de prof…), j’ai donc décidé de visionner au plus vite le premier film de Julia Hart, hélas jamais sorti en salles en France.

Je dois dire qu’une fois de plus je suis agacée de constater que certains films qui me semblent sans grand intérêt trouvent leur place au cinéma quand nombre de films indépendants de grande qualité sortent en catimini en VOD.

J’ai vu Miss Stevens en clôture d’un week-end où j’avais déjà visionné 4 autres films, diversement appréciés, et celui-ci a vraiment été mon coup de cœur.

Dès le premier plan, montrant Rachel en larmes dans une salle de théâtre qui se vide, j’ai senti que j’allais adhérer au personnage. Je ne connaissais pas Lily Rabe (j’ai découvert depuis qu’elle joue dans American Horror Story) et cela m’a peut-être aidée à croire à 100 % à son personnage. Jeune prof motivée, passionnée, angoissée, on sent qu’elle est très investie auprès de ses élèves, ne serait-ce que parce que, comme le révèle par la suite Margot, elle a accepté de les emmener alors que tous les autres enseignants avaient refusé.

Bien qu’elle se dise solide, Rachel est également pétrie de failles : si on la voit pleurer dès l’introduction, on sent bien qu’elle pourrait s’écrouler à tout moment. Et alors que Margot et Sam, en adolescents typiques, sont complètement absorbés par leurs propres problématiques (pour Margot, la bonne élève, l’idée de faire renaître les arts dans leur lycée en remportant un prix ; pour Sam, la perspective de rencontrer un amoureux), Billy est clairement intrigué par ce mélange de détermination et de fragilité qu’il perçoit chez l’enseignante.

Un peu à la manière d’un Little Miss Sunshine, ce film sans prétention utilise le voyage comme un révélateur pour les personnages qui, sous l’effet de leur cohabitation durant 3 jours, vont chacun avancer dans leur parcours individuel. Rapidement, Margot et Sam sont relégués au second plan, même si chacun a droit à son arc narratif, au profit de la relation un peu étrange qui commence à se nouer entre Billy et Rachel, faite de non-dits et de confidences, d’interdits à demi transgressés. Ce sont deux âmes torturées qui se reconnaissent et c’est ce que j’ai trouvé très beau et bien filmé par Julia Hart, qui, pour une première réalisation, ne manque pas de subtilité.

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