Étiquettes

,

affiche-film-the-man-from-UNCLEL’agent américain Solo est envoyé en Allemagne de l’Est pour convaincre Gaby, une jeune mécanicienne, qu’elle doit l’aider à retrouver son père, un scientifique capable de mettre au point une bombe nucléaire. Ils sont pourchassés par un espion russe…

Movie challenge 2018 : un film adapté d’une série

C’est complètement à mon insu que j’ai rempli cette catégorie du Movie challenge qui semblait partie pour me donner du fil à retordre. Je n’avais jamais entendu parler de ce film, sorti en 2015, riche année pour les comédies d’espionnage (Kingsman en particulier). Jusqu’à ce que deux amies se mettent en tête de me le « vendre ». Un film d’espionnage… moi qui ai horreur de James Bond ? Pendant la Guerre Froide… alors que j’ai une prédilection pour les histoires contemporaines ? Avec Henry Cavill… qui ça ? Et puis elles ont sorti le combo gagnant Armie Hammer et Alicia Vikander, et forcément, j’ai cédé. J’étais évidemment curieuse de découvrir l’Américain dans une autre peau que celle d’Oliver (Call Me By Your Name) et la Suédoise est depuis Royal Affair un argument qui marche à tous les coups (j’en profite pour faire une parenthèse : pitié, sortez-nous le DVD de Tulip Fever en France !).

C’est donc avec curiosité mais sans trop d’attentes que je me suis posée devant ce film, à la recherche d’un divertissement. Honnêtement, le long-métrage de Guy Ritchie fait le job. J’ai passé un bon moment à suivre les rebondissements de cette histoire d’espions à triple bande. Certains revirements de situation sont prévisibles, d’autres moins (oui je me suis fait avoir une fois ou deux), mais globalement ce n’est pas le suspense qui fait la valeur du film. On se doute que Solo et Illya s’en sortiront à tous les coups ! Mais on s’amuse bien à suivre ce duo chien et chat perturbé par la demoiselle qu’ils sont censés protéger et qui les mène par le bout du nez. On pourrait critiquer le choix d’un trio d’acteurs dont aucun n’a la nationalité de son rôle, mais l’alchimie entre les trois est vraiment plaisante. J’avoue avoir eu une petite préférence pour Illya, qui cache sous des dehors brutaux une forme de sensibilité que sait titiller Gaby, alors que Solo m’a rappelé certains côtés qui font que j’ai horreur de James Bond, en particulier son rapport aux femmes (et ce n’est pas étonnant, il est né comme 007 de la plume d’Ian Fleming). Par ailleurs, l’apparition d’Hugh Grant est assez amusante.

Côté réalisation, c’est dynamique, avec des plans filmés comme des planches de BD, un mélange de vintage et de modernité dans le visuel et dans le son, et une façon de cacher certains éléments au spectateur pour les lui révéler façon « scènes coupées » peu après, qui permet de maintenir une forme d’attente (même si au bout d’un moment le procédé devient un peu facile).

Sans bénéficier de la folie de Kingsman, The man from U.N.C.L.E reste un bon divertissement qui a le mérite d’être moins sexiste, avec un rôle à tiroirs pour Alicia Vikander et une femme à la tête des « méchants » (Elizabeth Debicki). On pourrait toutefois pousser encore un peu la parité car ce sont souvent les hommes qui finissent par avoir le beau rôle. On espère donc une suite pour corriger les petits défauts ! J’avoue que c’est seulement après le visionnage que j’ai découvert que le film était le prequel d’une série, je ne sais donc pas si l’univers de celle-ci est fidèlement respecté.

logo-movie-challenge-nblc

Publicités