« The Great Gatsby » : chez les heureux du monde

couverture-livre-the-great-gatsbyNick Carraway arrive tout droit du Midwest pour travailler à New York, et trouve une petite maison à West Egg, au milieu des demeures huppées. Chez sa cousine Daisy Buchanan, il entend parler de son voisin, le richissime et mystérieux Jay Gatsby… 

Après Jane Eyre et Far from the madding crowd, The Great Gatsby est mon « classique en anglais » annuel. Tous les ans à cette période de creux entre les grandes rentrées littéraires, je m’attaque à un classique de la littérature anglaise ou américaine, et toujours avec plaisir. Ce qui a motivé le choix de ce titre cette année, c’est ma lecture de Derniers feux sur Sunset dans le cadre du Prix du Meilleur Roman Points. En découvrant dans ses pages les derniers mois de la vie de F. S. Fitzgerald, j’ai ressenti une certaine sympathie pour le personnage, qui m’a donné envie d’aller découvrir ses œuvres, à commencer par le fameux Gatsby, sujet à de nombreuses adaptations cinématographiques.

Je n’étais pas certaine d’adhérer à ce roman dans les milieux huppés de New York, pourtant dès la première phrase (un conseil plein de sagesse que Nick a retenu de son père), je suis entrée dans le récit aux côtés de ce narrateur, qui, lui aussi, découvre l’Est américain, ses flots de richesse, ses divertissements et ses noirceurs.

Mi-rebuté mi-fasciné par les « heureux du monde » qu’il est soudain amené à côtoyer, Nick est surtout intrigué par la figure de Jay Gatsby, ce jeune milliardaire aux origines inconnues qui alimente les fantasmes les plus fous de toute une communauté de fêtards. Profiter des largesses de leur hôte ne les empêche pas de colporter des rumeurs sur son compte (il aurait fait ses études à Oxford… mais non, il a déjà tué un homme…). C’est ainsi que pour son modeste voisin se crée la légende Gatsby… jusqu’au jour où celui-ci lui demande un service qui implique sa cousine Daisy et embarque Nick dans une spirale d’événements menaçants.

J’ai retrouvé dans ce livre ce que j’aime dans beaucoup de classiques anglo-saxons, de Jane Austen à Edith Wharton en passant par Thomas Hardy : la critique sous-jacente d’une société où la valeur des gens semble corrélée à leur compte en banque, notamment dès lors qu’il est question d’épousailles. Les incursions dans la jeunesse de Gatsby ont d’ailleurs fait partie de mes passages préférés du livre. En dépit des affaires troubles qui l’entourent, j’ai d’ailleurs trouvé le personnage attachant dès lors qu’on comprend à quel point sa vie et ses choix ont été guidés par le rêve, au moins autant que par l’ambition. Optimiste au-delà du raisonnable, Gatsby pense toujours que la chance va tourner en sa faveur et qu’en s’efforçant assez vers son bonheur, celui-ci ne peut que lui tendre les bras, un état d’esprit que j’ai trouvé assez touchant, et qui semble également susciter l’affection de Nick.

Au fil des pages, parfois un brin trop lyriques (je pense notamment aux lignes finales), se croisent plusieurs thématiques comme l’opposition entre l’ouest et l’est américain, l’ambition, l’infidélité. Une chose est sûre, en refermant le livre, on reste persuadé que l’argent ne fait pas le bonheur.

7 commentaires sur “« The Great Gatsby » : chez les heureux du monde

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  1. Un très beau livre, qui a donné lieu, cerise sur le gâteau, de belles adaptations cinématographiques.

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