« The Rider » : après la chute

affiche-film-the-riderBrady Blackburn est un jeune dresseur de chevaux passionné par le rodéo. Lors d’une compétition, il tombe et reçoit un coup de sabot qui lui fracture le crâne. Interdiction pour lui de remonter à cheval…

Movie challenge 2018 : un film dont un personnage a le même nom/surnom que moi

Qu’est-ce qui m’a donné envie de voir ce film ? Avant d’apercevoir sa bande-annonce, je crois que j’étais déjà convaincue, rien que par la simplicité de l’affiche. Un homme, un cheval, un ciel plein de nuages. On remonte ici aux débuts de ma passion pour le cinéma, à l’époque où, après m’être prise d’un amour fou pour L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, j’ai vu tout un tas de films équestres (Spirit, Pur-Sang, Hidalgo…). Après mon enfance marquée par les « films de chiens », j’ai donc eu une période « films de chevaux ». Et je crois que c’est cette réminiscence qui m’a attirée dans la salle pour The Rider.

Ce film aurait pu avoir un autre argument de poids, mais je ne l’ai compris que pendant le visionnage, et confirmé à la sortie de la séance : The Rider n’est pas vraiment une fiction. Pas complètement un documentaire non plus. C’est un genre de docu-fiction, car Chloé Zhao fait jouer aux protagonistes leurs propres rôles dans un film qui raconte leur histoire. Tout est vrai ou presque, simplement rejoué quelques mois après les événements racontés. C’est la première fois que je vois cela au cinéma, et je dois dire que ça m’a pas mal impressionnée de comprendre peu à peu que les acteurs avaient vraiment vécu tout ce que je voyais à l’écran.

En effet, le film est assez dur, et d’autant plus lorsqu’on sait que ces événements ont réellement eu lieu. Dès la première scène, lorsque Brady dégrafe son pansement au crâne, dévoilant la longue cicatrice de son opération, on comprend qu’il vaudra mieux avoir le cœur bien accroché. Le film alterne ainsi des plans difficiles à soutenir (heureusement ils ne sont pas très nombreux) et des images sublimes, des moments de grâce, lorsque le soleil se couche sur les plaines, qu’un cheval rétif se laisse approcher ou que Lilly, la petite sœur de Brady atteinte du syndrome d’Asperger, livre une berceuse poétique.

Portrait d’un jeune homme qui doit se reconstruire en renonçant à ses rêves, d’une famille simple dans la tourmente, mais aussi d’une Amérique profonde terre-à-terre et passionnée, dans laquelle il ne fait pas bon montrer des signes de faiblesse, The Rider captive de bout en bout grâce à la sincérité de ses interprètes, et en particulier à l’intensité du regard de Brady. La façon de filmer de Chloé Zhao n’est pas étrangère aux émotions du spectateur, avec une caméra en mouvement, qui suit ses personnages de près et use du gros plan avec intelligence et empathie.

Un film âpre et bouleversant qui reste en tête après la séance.

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6 commentaires sur “« The Rider » : après la chute

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  1. Je me le note, ce mélange docu-fiction a l’air intéressant. Je ne suis pas une grande fan de films de chevaux (j’adorais Spirit quand j’étais petite par contre) celui-ci a peut-être de quoi me plaire.

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