#PMR18 « Avant que les ombres s’effacent »

Couverture-livre-avant-que-les-ombres-s-effacentNé en Pologne, Ruben Schwarzberg a dû quitter son pays pour Berlin. La montée du nazisme le conduit à Buchenwald, puis à Paris où il apprend que le consulat d’Haïti offre la nationalité aux Juifs… 

Que dire sur ce livre ? Déjà, à la lecture de la quatrième de couverture, je n’étais pas très inspirée. Je l’ai déjà dit, les œuvres qui ont la guerre pour sujet ne m’attirent pas du tout. Pourtant, certains romans ont su tirer leur épingle de ce thème délicat, je pense notamment au Collier rouge, qui m’a beaucoup plu en dépit de son ancrage historique.

Je m’attendais donc à avoir du mal à accrocher à l’histoire, mais ayant lu ici et là que le style était vraiment beau, je comptais là-dessus pour me faire adhérer un minimum à ce livre. De toute façon, je devais lui donner sa chance puisqu’il clôturait la sélection du Prix du Meilleur Roman Points.

Dès les premières pages, je me suis rendu compte que finalement, le sujet n’était pas tellement un problème. Même lorsque Ruben atterrit dans un camp, la guerre et la politique restent des sujets très secondaires dans ce livre qui s’intéresse bien davantage à la petite histoire, celle de Ruben et de son entourage, qu’à la grande (et c’est tant mieux). Cependant, j’ai été dérangée par le style, qui a eu tendance à plusieurs reprises à me sortir de l’histoire. Je ne dirais pas que le livre est mal écrit, loin de là, mais j’ai trouvé qu’il était par moments un peu « surécrit ». Le style prend le pas sur le contenu, j’ai eu l’impression d’entendre l’auteur se gargariser de mots dans certains passages, en particulier lorsqu’il répète à l’envi des expressions peu usitées telles que « le mitan ». Je trouve ça très bien d’employer un vocabulaire riche et précis, mais j’ai eu la désagréable impression qu’il s’agissait plus de coquetterie que de précision ici. De plus, certaines expressions m’ont semblé carrément maladroites (« son truc chauve » pour désigner le sexe masculin, je trouve ça très laid sans être extrêmement drôle).

Je n’ai donc pas vraiment réussi à entrer dans le récit, même si j’ai tenu à aller au bout. J’ai bien aimé en particulier les personnages secondaires : la famille de Ruben, avec une mention spéciale pour Salomé et l’oncle Joe, que j’aurais aimé voir davantage développés. Ruben lui-même m’a semblé assez fade et peu attachant, car au fond le texte lui prête peu d’émotions. Je n’ai pas l’impression de l’avoir vu profondément ému, heureux, fier, brisé, fou amoureux. Il s’agit d’un personnage en demi-teinte, et même si c’est lui que l’on suit, j’ai trouvé que le texte restait très extérieur à son personnage, et cela m’a dérangée, moi qui aime les héros ou anti-héros attachants et les émotions vives.

Un livre qui ne m’a pas spécialement agacée ni emballée mais m’a laissée indifférente et dont je ne garderai pas un grand souvenir.

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