#PMR18 « Nous dormirons quand nous serons vieux »

couverture-livre-nous-dormirons-quand-nous-serons-vieuxOscar Martello, producteur véreux de Rome, a une idée pour sauver son prochain film voué à l’échec : monter de toutes pièces une romance entre le scénariste Andrea et l’actrice Jacaranda…

J’étais assez emballée à l’idée de découvrir ce roman italien, une culture littéraire que je connais décidément très peu, car le sujet du cinéma me plaît toujours beaucoup, et je trouvais le titre du livre prometteur.

Cependant dès les premières pages j’ai compris que je n’allais pas vraiment adhérer à cette histoire et que ma lecture serait en dents de scie. D’une part, les premières lignes dévoilent en partie comment tout cela va finir et, si dans certains romans cela fonctionne à merveille (je pense par exemple au Complexe d’Eden Bellwether, un de mes livres préférés), j’ai trouvé cela dommage ici. J’ai eu l’impression de recevoir trop d’informations à la fois dès le début et il m’a fallu un bon tiers du récit pour avoir bien en place tous les éléments et les rapports entre les personnages.

Ceux-ci gravitent tous dans la sphère du cinéma italien et le moins qu’on puisse dire c’est que Pino Corrias dépeint un univers loin de l’image d’Épinal. Oscar Martello, le personnage principal, est une sorte d’Harvey Weinstein italien. Sûr de lui, richissime et arnaqueur, la facette qui m’a le plus dérangée est la façon dont il traite les femmes. Je ne dis pas que cela ne soit pas réaliste ni même bien fait : le personnage est crédible dans son ignominie. Simplement, pour une lectrice comme moi, qui aime éprouver de l’empathie pour les héros et héroïnes de fiction, ici, c’était tout bonnement impossible.

J’ai pendant un temps suivi le récit avec plus d’enthousiasme, à partir du moment où celui-ci se centre davantage sur les péripéties qui attendent Andrea et Jacaranda. Sans être follement sympathiques, le scénariste naïf et l’actrice dépressive (on ne sort pas des clichés du genre) avaient au moins une forme de sensibilité pour compenser leurs défauts.

Mais cet arc narratif tourne court pour revenir vers Oscar et c’est là que le livre m’a définitivement perdu en amorçant sa dernière partie, la plus glauque. En tant que témoignage d’un milieu apparemment pourri jusqu’à la moelle, on ne peut pas dire que le roman soit mauvais. En tant que récit complexe entremêlant les différentes versions et bobards des personnages jusqu’au bout, on peut dire que l’auteur a su tisser une narration habile. Toutefois, malgré des qualités évidentes, ce livre, par son côté sordide et ses personnages détestables, n’a pas constitué pour moi une lecture plaisante.logo-pmr18

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