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marleyetmoiJohn offre un chiot à son épouse Jen car il ne se sent pas prêt à devenir père, mais Marley est une vraie tornade qui ne fait que des bêtises…

Ethan trouve un chiot et ses parents acceptent qu’ils le gardent. Bailey et son jeune maître deviennent inséparables…

Movie challenge 2018 : un film dont le héros n’est pas humain

 Pour cette catégorie, après avoir trouvé un subterfuge lors du Movie challenge 2016, j’ai décidé de revenir cette année à un genre qui a marqué mon enfance, le film animalier, et plus précisément le « film de chien ». Si vous aussi vous avez adoré Air Bud et Les 101 dalmatiens, vous savez de quoi je parle.

J’hésitais entre Marley et moi, que je voulais voir depuis longtemps, et le récent A dog’s purpose, dont la belle affiche me faisait de l’œil.

Pour les départager, j’ai eu recours à un petit sondage sur Twitter (si vous voulez participer aux prochains, c’est par ici) et, suivant vos conseils, j’ai opté pour le film de David Frankel.

Ce n’est pas que j’aie passé un mauvais moment, mais je me suis plutôt ennuyée. En effet, le temps passe vite et l’adorable chiot Marley devient bientôt un gros chien qui mange tout et casse tout dans la maison, pendant que ses propriétaires mènent une vie qui, si elle n’est pas de tout repos (j’ai d’ailleurs apprécié la tirade de Jen sur la difficulté d’être mère, un propos culturellement peu relayé), est toutefois très prévisible. Je m’attendais à plus de péripéties, d’action et de scènes comiques (j’ai surtout ri lors de la scène de la portière).

Déçue par ce film familial, à regarder sous un plaid un jour de déprime, je me suis demandé si je n’avais pas fait le mauvais choix. Alors ni une ni deux, j’ai enchaîné dès le lendemain avec le film de Lasse Hallström.

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Dès le début, j’ai été davantage conquise. J’ai aimé l’idée de suivre Bailey, avec des plans réguliers filmés de sa hauteur. Pour le coup, tout le film étant narré du point de vue animal, on est en plein dans la catégorie « un film dont le héros n’est pas humain », alors que Marley tournait beaucoup autour de John (Owen Wilson). Ici, c’est Bailey le héros, comme dans mes films d’enfance, et ça m’a aidée à me plonger dans l’histoire.

Rien de très révolutionnaire dans l’amitié entre Ethan et son chien, qui s’accompagne du même genre de scènes que dans Marley pour signifier le passage du temps. Mais au moins il y a plus d’action ! J’ai aussi beaucoup apprécié le personnage de la douce Hannah (Britt Robertson).

Surtout, en nous montrant les différentes réincarnations de Bailey, le film réussit à traverser différents univers, à alterner les milieux sociaux, les caractères des maîtres successifs mais aussi les scènes comiques et tristes. À travers le parcours de Bailey, c’est un portrait d’une Amérique contrastée qui se dessine.

Bien sûr, la fin est prévisible, mais l’extraordinaire Bailey (excellent Josh Gad en voix off) nous a embarqué dans son périple, de vie en vie, alors on pardonne la morale un peu simpliste du dernier plan.

Avantage donc pour A dog’s purpose qui ne manque pas de souffle romanesque et que j’aurais certainement adoré enfant.

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