« Le collier rouge » : le meilleur ami de l’homme

couverture-livre-le-collier-rougeLantier, juge militaire, doit enquêter et rendre son verdict sur le cas de Jacques Morlac, seul prisonnier d’un petit village. Il espère pouvoir dédouaner ce héros de la Grande Guerre, dont le chien hurle à la mort devant la prison…

Il est assez rare que je m’achète un livre sur un coup de tête : généralement je suis l’actualité littéraire et repère à l’avance ceux qui me tentent (et j’ai la chance d’en recevoir une bonne partie en SP). Mais Le collier rouge fut un achat absolument non prémédité. J’avais décidé de profiter de la Fête des librairies indépendantes, en avril dernier, pour aller faire un tour dans celles de mon quartier, et acheter un poche là où je serai la mieux reçue. J’ai opté pour le roman de Jean-Christophe Rufin, dont j’avais eu de bons échos, alors même que je n’avais rien lu de cet auteur, et que je ne suis pas du tout fan des récits historiques (a fortiori s’ils ont un lien avec une guerre quelconque).

À la faveur d’un creux dans mon planning de lecture, j’ai ressorti Le collier rouge des rayonnages de ma bibliothèque de même couleur et je me suis plongée dans cette lecture. Plongée, que dis-je ? Totalement immergée. Au point de ne pas arriver à lâcher le livre en sortant du métro et de le terminer dans l’ascenseur, après avoir slalomé à la lueur des réverbères pour ne pas en perdre une miette. Oui. Vous le sentez le coup de cœur ?

J’aime particulièrement les chiens, et je me suis donc beaucoup attachée à Guillaume, le bâtard qui a suivi son maître à la guerre, bravant tous les dangers et toutes les embûches pour l’accompagner et même le protéger à la moindre occasion. Le chien est d’autant plus héroïque que Morlac ne semble pas lui témoigner d’affection. Étrange personnage que cet homme buté, taiseux, engagé, que l’auteur dépeint à travers le regard de son juge. Dans sa volonté d’alléger la sentence d’un prévenu qui ne fait rien pour lui faciliter la tâche, Lantier est le beau personnage de cette histoire, un homme simple et généreux que l’on accompagne avec plaisir.

En grande partie centrée sur le huis clos entre les deux hommes, l’intrigue est menée de main de maître pour nous laisser dans le doute jusqu’aux dernières pages : quel crime Morlac a-t-il donc commis ? En croisant son récit de la guerre et les bribes d’informations que le voisinage lui donne sur sa vie privée, Lantier fait la connaissance de la déterminée Valentine et se voit peu à peu investi d’une mission particulière.

Profondément humain et touchant, ce roman qui met en scène des âmes simples et fortes m’a complètement enthousiasmée. L’adaptation au cinéma par Jean Becker sortira en mars. J’aime autant vous dire que je l’attends au tournant !

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