affiche-film-cocoMiguel, 12 ans, rêve de devenir chanteur comme la star de sa ville, Ernesto de la Cruz. Mais sa famille déteste la musique, à cause d’un ancêtre qui a abandonné sa femme et son bébé pour partir en tournée sans jamais revenir…

J’avais vraiment hâte de découvrir ce nouveau Disney-Pixar de Noël, et d’autant plus en ayant aperçu quelques images de la bande-annonce il y a plusieurs mois (sur un écran de télé dans une Fnac, oui oui). Depuis je m’étais efforcée d’en voir et d’en savoir le moins possible afin de préserver la magie de la surprise.

J’ai eu la chance de pouvoir découvrir ce film en avant-première et en espagnol sous-titré. Première info : j’ai beau ne pas avoir fait d’espagnol depuis 10 ans, j’ai presque tout compris sans les sous-titres. Donc n’hésitez pas à aller voir le film dans une version autre que française, ça ne devrait pas vous empêcher de l’apprécier.

J’étais vraiment très enthousiaste à la sortie du film et ce pour plusieurs raisons. Je trouve en tout cas que Disney-Pixar fait beaucoup d’efforts ces dernières années pour présenter des films originaux, variés et proposant des messages appropriés aux enfants et à notre époque. Je m’explique.

D’un point de vue de pure expérience cinématographique, Coco est, sans surprise, très coloré, soigné, dynamique, avec des décors de dingue. J’ai retrouvé l’impression vertigineuse face aux décors de la ville imaginaire des morts, qui m’avait déjà saisie en découvrant Zootopie. C’est si beau ! Mais la qualité technique et graphique des studios Disney-Pixar n’est plus à prouver et n’a jamais été le point faible du géant de l’animation.

En revanche, côté scénario et développement des personnages autour de valeurs directrices, je trouve qu’on assiste à une évolution tout à fait bienvenue. Enfin un film d’animation où le jeune héros n’est pas directement confronté à une situation romantique. À l’opposé de Ballerina, qui ne se contentait pas de la passion pour la danse de son héroïne, Coco est centré sur le désir de Miguel de s’exprimer par la musique. En découle une intrigue sur la nécessité de faire des sacrifices pour accomplir ses rêves : Miguel va-t-il devoir choisir entre sa famille butée sur des vieux principes et la passion qui l’anime ? El día de los muertos est aussi l’occasion d’évoquer les ancêtres, la filiation, le souvenir et bien sûr la disparition des êtres chers.

Et sur un sujet si délicat, je trouve que le propos est vraiment bien dosé. Il m’a semblé que la représentation de la mort et du vieillissement était sensible sans être oppressante pour les enfants. Le film peut être l’occasion d’aborder ces sujets compliqués avec les petits. Par contre, en tant qu’adulte, difficile de ne pas pleurer ! Car à l’instar de Rebelle, qui m’avait frappé par son histoire très adulte, Coco est extrêmement émouvant, et la bande-son n’y est pas pour rien (la reprise par Mama Imelda de La LLorona, chanson traditionnelle mexicaine que j’avais découverte grâce à Natalia Doco, m’a collé des frissons). Un très très beau Disney de Noël, donc !

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