Mots-clés

affiche-film-braveheartAlors que le roi d’Angleterre occupe tout le sud de l’Écosse, des seigneurs écossais se rebellent. Le jeune William Wallace perd son père et son frère, tués par les Anglais. Élevé par son oncle, il revient adulte dans son village pour mener la rébellion…

Movie challenge 2017 : un film recommandé par quelqu’un

J’ai profité de cette catégorie du Movie challenge pour découvrir ce classique du cinéma, dont la longueur m’avait rebutée à chaque fois qu’il était diffusé à la télévision (trois heures tout de même). Mais comme il s’agit d’un des films préférés de mon amoureux, nous avons profité d’un week-end pluvieux pour le visionner ensemble.

J’avais un peu l’appréhension du côté « film de guerre » mais j’ai été surprise de trouver le film aussi émouvant dès ses premières minutes : la détresse du jeune William qui perd sa famille est totalement bouleversante et a failli me faire pleurer dès le premier quart d’heure du film. Une entrée en matière violente qui permet de comprendre le sentiment de revanche qu’éprouvera ensuite William Wallace face aux Anglais.

Je ne suis pas très fan du personnage Mel Gibson, mais je dois admettre qu’il donne vie à William avec beaucoup d’intensité. Le personnage est forcément attachant, non seulement à cause des drames personnels qu’il a subis et dû surmonter mais aussi grâce à son caractère. Intransigeant dans ses valeurs, courageux et même téméraire, William Wallace est présenté également comme un homme chaleureux avec ses amis et drôle jusque sur le champ de bataille. On imagine bien que l’histoire a été largement romancée, et d’autant plus dès qu’on entre dans le volet vie privée. D’ailleurs c’est un des principaux reproches qu’on pourrait objectivement faire au film, qui invente des pratiques qui ne sont pas avérées (« prima nocte », le droit de cuissage des Anglais sur les jeunes mariées écossaises), mélange les époques tant dans les costumes (le kilt est un élément de folklore plus tardif) et fait se rencontrer des personnages qui n’ont en fait pas pu se croiser. On sent bien que toute l’histoire entre Isabelle de France (Sophie Marceau) et William Wallace tient du produit d’appel, et d’ailleurs c’est assez amusant de voir la jeune reine en groupie énamourée.

Cela dit, je n’ai pas vu passer les 3 heures du film et j’ai été la première surprise d’être aussi accrochée, alors même que je savais à peu près la fin. J’ai aimé retrouver une ambiance de camaraderie chevaleresque entre William et ses hommes qui m’a fait penser au film de mon adolescence, Chevalier. Et forcément, ce combat pour la liberté et l’indépendance faisait écho à des valeurs que j’apprécie.

Surtout, j’ai trouvé que malgré un petit côté vintage, le film n’avait pas mal vieilli. Les scènes de bataille sont très honnêtes et plus impressionnantes que celles de certains films récents abusant des effets. C’est sans doute à cela qu’on reconnaît un grand film, à sa capacité à traverser les époques et à nous parler au-delà du temps qui passe et de ses défauts.

Publicités