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affiche-film-kingsman-2Alors qu’Eggsy s’apprête à rencontrer les parents royaux de sa dulcinée suédoise, il est attaqué par Charlie, un recalé des sélections Kingsman. Pire : des missiles détruisent sa maison et son QG. Heureusement Eggsy peut compter sur le soutien de Merlin…

Movie challenge 2017 : un film qui est la suite d’un autre film

Je savais que j’irais voir ce film depuis que j’avais découvert tardivement le premier opus, au point d’avoir créé cette catégorie du Movie challenge spécialement pour lui préparer une place de choix.

Je m’étais laissée séduire par le premier Kingsman, dont j’avais apprécié le côté parodique irrévérencieux, ainsi que l’aspect « film d’apprentissage » qui voyait évoluer le jeune Eggsy grâce à son mentor Harry Hart.

Dès les premières minutes, Matthew Vaughn nous entraîne dans le même rythme effréné que celui du premier volet. Combats chorégraphiés, méchants bioniques, gadgets en tout genre, explosions à tire-larigot… le côté James Bond parodique est bel et bien de retour et ne laisse pas le temps au spectateur de s’ennuyer, en dépit de la longueur du film (2h21). C’est fun, pétaradant et décalé comme on aime ! Cette fois-ci, les Kingsmen luttent contre des adversaires de choix, en particulier Poppy, baronne de la drogue incarnée par Julianne Moore. On sent que le succès du premier film a permis au réalisateur d’avoir de l’ambition côté casting, puisque les Kingsmen rencontrent leurs homologues américains, les Statesmen, qui comptent dans leurs rangs Halle Berry, Channing Tatum, Pedro Pascal et Jeff Bridges.

J’ai aimé le côté encore moins réaliste que le premier film : les scénaristes se moquent totalement de la crédibilité, seul compte le divertissement. Ce deuxième Kingsman se regarde vraiment comme une comédie, une parodie, une sorte de Moi, moche et méchant pour adultes !

Cependant, je trouve que le film n’est pas à la hauteur du premier sur deux plans majeurs : d’une part, l’évolution des personnages principaux. Hormis Harry, qui connaît un parcours permettant à Colin Firth de déployer un peu son jeu, les autres personnages issus du premier film sont assez vite expédiés, à commencer par l’agent Roxy/Lancelot, et c’est bien dommage. Eggsy lui-même a en partie perdu son côté attendrissant, et pas seulement parce que Taron Egerton a l’air plus adulte. Le personnage a plusieurs fois l’occasion de se montrer bête voire niais, que ce soit par des erreurs ou des scènes d’émotion parfois excessives. LE personnage dont l’évolution est à mes yeux intéressante, c’est Merlin (Mark Strong), définitivement le plus sympathique de la bande. À ce titre je trouve que les choix scénaristiques le concernant sont regrettables.

Mais j’aurais pardonné ces défauts si les personnages féminins n’étaient pas totalement stéréotypés et inintéressants. Ok, Poppy est une femme puissante à la tête d’un réseau de drogue, mais on sait bien qu’elle va perdre face aux Kingsmen. Roxy ne sert quasiment à rien, la copine de Charlie n’est là que pour être manipulée (au sens propre !) dans le but d’atteindre son mec (d’ailleurs toute l’histoire du mouchard à poser sur elle m’a fait rire jaune), et je ne parle même pas de la copine d’Eggsy : la jeune femme qui semblait avoir un peu de piquant dans le premier film est ici complètement fade, une vraie princesse attendant que son prince la sauve (j’ai envie de me pendre en écrivant ces mots). Seule Ginger Ale (Halle Berry) fait preuve d’un peu d’initiative, et on compte vraiment sur elle pour relever le niveau côté personnages féminins dans le prochain volet !

Ce film divertissant atteint son but mais j’espère que le réalisateur et les scénaristes entendront les critiques pour éviter le côté macho et creuser un peu les personnages dans le troisième film !

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