affiche-film-moi-moche-et-méchant-3Gru et Lucy font la paire pour arrêter les méchants, mais l’un d’eux leur échappe : Balthazar Bratt, ancienne star d’une série pour enfants des années 80. Au point que Gru perde son emploi. Mais il apprend alors qu’il a un frère jumeau, Dru…

Grande fan des minions depuis le premier Moi, moche et méchant, j’attendais avec impatience ce nouvel opus. En effet, après le spin-off drôle mais moins construit d’un point de vue scénaristique, je me demandais comment Ken Daurio et Cinco Paul, les scénaristes de la franchise Despicable Me, allaient pouvoir se renouveler. Je craignais un peu les redites, car on sait bien que les suites sont parfois décevantes.

Mes inquiétudes ont été balayées par ce film qui voit Pierre Coffin réitérer sa collaboration avec Kyle Balda. Comme dans les Minions, les petits personnages jaunes ont un rôle important à jouer dans ce nouvel opus et leur langage est toujours aussi développé, bien que de plus en plus proche de l’italien. Plus gourmands que jamais, nos amis troquent la salopette contre une tenue de prisonniers qui ne les empêche pas de rêver de leurs sempiternelles bananes mais aussi de tout un tas de mets plus ou moins exotiques (salami, risotto, kebab, lasagna font désormais partie de leur vocabulaire). Seule déception, Kévin, Bob et Stuart, les leaders de la troupe, semblent avoir disparu au profit d’un certain Mel, nouveau chef des minions. J’ai été un peu attristée de ne pas retrouver mes personnages préférés, j’espère qu’ils reviendront dans un prochain volet !

Les héroïnes sont heureusement toujours bien présentes : Lucy, face à son nouveau rôle de mère, et le trio des filles, vouées à ne jamais grandir, semble-t-il. La passion d’Agnès pour les licornes occasionnera une fois encore quelques gags savoureux.

Parmi les nouveautés du film, on compte surtout l’agrandissement de la famille de Gru avec l’apparition de Dru, son frère jumeau. Dans la version française, ils sont doublés par les frères Elmaleh, un clin d’œil fort sympathique. Le binôme Dru-Gru permet d’attiser les questionnements existentiels de notre anti-héros préférés, confronté à un tournant dans sa vie : doit-il poursuivre dans la voie du bien après avoir perdu son emploi ou redevenir un super-vilain ? Une fois encore, le film explore des questions pas si naïves sans manichéisme, et sans vouloir tirer une morale trop évidente, ce qui me réjouit.

Mais le clou du spectacle, c’est tout de même Balthazar Bratt. Sans conteste meilleur méchant de la série, cette ancienne star qui n’a pas supporté que les projecteurs se détournent de lui plaira sans doute moins aux enfants qu’aux adultes. Tout droit sorti des années 80, il nous offre un look improbable alliant moustache, coupe en brosse à tableau et calvitie, un survêtement violet du dernier kitsch et des chorégraphies hilarantes ! Surtout, les apparitions de Bratt sont l’occasion de faire défiler toute une playlist des années 80 qui m’ont fait sautiller sur mon siège, de « Take on me » à « 99 Luftballons ». On a de plus en plus l’impression que le côté enfantin des graphismes sert de prétexte à des films récréatifs pour les grands, et on en redemande ! Bref, si vous voulez emmener vos enfants, neveux ou nièces comme couverture, allez-y, mais vous pourriez bien vous éclater plus qu’eux !

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