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affiche-film-summer-in-februaryAu début du XXesiècle, en Cornouailles, Lamorna est le lieu où se rassemble une communauté d’artistes bohèmes qui peignent des nus sur la plage et des chevaux dans la campagne. Lorsqu’arrive Florence, AJ Munnings et son ami le capitaine Evans rivalisent pour la séduire…

Movie challenge 2017 : un film avec un mariage

 Comme c’est assez souvent le cas chez moi, c’est le superbe casting de ce film qui m’a alléchée, bien plus que la perspective d’une histoire basée sur des faits réels dans le milieu de la peinture du début du XXe siècle.

En effet, pour son troisième film, Christopher Menaul (plus connu comme réalisateur pour le petit écran), a réuni la moitié du casting de l’adaptation de Raison et sentiments par la BBC (j’en profite pour signaler que cette adaptation est largement meilleure que celle avec Hugh Grant). Je me réjouissais donc à l’idée de retrouver Dominic Cooper (connu pour son rôle dans Preacher), Dan Stevens et Hattie Morahan (tous deux vus récemment dans La Belle et la Bête). Je n’ai par ailleurs pas du tout reconnu Emily Browning (Florence), que j’avais pourtant déjà vue dans Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (le film, pas la série Netflix).

Le film commençait bien, avec un gros plan intrigant sur le regard de Florence, puis des scènes de peinture au bord de la mer, et de soirées à réciter des poèmes entre artistes. J’aime toujours bien l’ambiance assez feutrée et élégante des films en costumes anglais, et je me suis donc sentie à mon aise dans celui-ci. Rapidement, on comprend ce qui se trame autour de la jeune femme qui a échappé à la volonté paternelle pour venir rejoindre son frère Joey et s’adonner à la peinture. J’aurais d’ailleurs bien aimé que cet aspect frondeur de la personnalité de Florence, très présent au début du film aussi bien lorsqu’elle raconte avoir refusé un prétendant que dans les piques qu’elle peut envoyer à AJ Munnings, ne se dilue pas totalement dans la suite du récit.

Car Florence, courtisée à la fois par le doux et raisonnable Gilbert Evans et par l’impétueux et autoritaire AJ Munnings, va semble-t-il perdre tout sens de la raison et se jeter à la tête du premier à lui faire sa demande, en dépit d’un évident penchant pour l’autre. À partir de la scène du mariage, le film devient assez mélodramatique et prévisible, sur fond de passion impossible et de tentatives de suicide. Comme toujours avec les biopics, j’ai été déçue de la tournure prise par les événements. Il m’a semblé que les personnages en venaient à manquer de cohérence, à perdre leurs qualités initiales et à agir de façon absurde. C’est tout le problème des êtres humains qui ne sont pas aussi « pensés » que les personnages purement fictifs, et donc pas aussi logiques dans leurs comportements (ni parfois aussi romanesques, mais ici ce n’est pas le problème).

En dépit d’un bon début, le film n’a pas su me tenir en haleine et s’est essoufflé à partir de son milieu, en tombant du côté mélo, un peu façon Bright Star. Mais on ne pourra pas lui reprocher d’avoir manqué de fidélité à la réalité.

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