affiche-film-tous-en-scèneAlors que son théâtre est au bord de la faillite, Buster Moon, koala passionné par le spectacle, décide de lancer un grand concours de chant ouvert à tous les animaux de la ville. Suite à une erreur de son assistante, la récompense annoncée est de 100 000 dollars…

Dans l’ensemble, je trouve que, bien que pléthorique, la production de films d’animation récente reste de très bonne qualité. Grande fan de Moi, moche et méchantMoi, moche et méchant et des Minions, je suis avec intérêt les productions des studios Illumination Entertainment. Un peu moins attirée par Comme des bêtes, que je n’ai toujours pas vu, je me suis laissée tenter par Tous en scène (Sing), qui avait tout pour me plaire.

D’une part, une galerie d’animaux anthropomorphes comme personnages, dans un monde où les humains n’existent pas. Ça vous rappelle Zootopie ? Moi aussi, et comme j’avais adoré la petite lapine et le renard filou de Disney, je m’attendais également à découvrir des personnages adorables et attachants. De ce côté, j’avoue que j’ai été un peu moins convaincue. Les personnages sont convaincants, ils ont chacun un caractère identifié et des particularités mais je n’ai pas ressenti d’attachement particulier à leur égard et je ne les ai pas trouvés particulièrement « chou ». Par contre, certains d’entre eux sont très drôles ! Je me suis vraiment bien amusée en regardant le film, et les gags aussi gros que l’œil de Miss Crawly ont vraiment fonctionné avec moi. On est dans une vraie comédie conçue pour faire marrer petits et grands et ça marche.

Visuellement, il y a aussi quelques trouvailles sympathiques (les poulpes lumineux par exemple), toujours au service de l’histoire, ce qui est appréciable. Car le film développe une vraie intrigue qui se tient, avec des moments plus rocambolesques. On retrouve bien le style de Moi, moche et méchant qui allie intrigue menée tambour battant, parfois même avec des enjeux assez adultes (ici des questions d’argent qui risquent de faire perdre son théâtre à Buster Moon), et des moments de loufoquerie totale.

Mais ce qui me tentait vraiment dans ce film, c’est sa thématique musicale. Avec son télé-crochet animalier, Tous en scène est une sorte de pastiche de The Voice ou Incroyable talent. Et ça, j’achète ! (On me dit dans l’oreillette que je me trompe d’émission.) Les scènes chantées sont un peu le clou du spectacle, avec un casting vocal particulièrement soigné : Reese Witherspoon, Scarlett Johansson, Taron Egerton, Jennifer Hudson… En français, bizarrement, ont été choisis des chanteurs pour… faire uniquement les voix parlées, les chansons restant en anglais. Je trouve ça vraiment dommage qu’on ne puisse pas profiter de la voix d’Élodie Martelet pour les chansons d’Ash, en particulier. Du coup je suis bien contente d’avoir opté pour la VO. Les chansons sont sympathiques, et les performances parfois assez impressionnantes, mais je n’ai pas été plus transportée que ça par le choix des morceaux.

Et côté message, ça dit quoi ? Eh bien là encore, c’est assez convenu mais sympathique, avec l’idée que le talent peut se cacher partout, que tout le monde a le droit de vivre ses rêves (oui, même maman cochon avec ses 25 porcelets), que si on suit son cœur tout le monde reconnaîtra qu’on a fait le bon choix, et qu’il ne faut pas avoir peur de faire ce dont on a envie (mention spéciale à Meena).

Si j’ai vraiment passé un bon moment de divertissement, je trouve que le film est loin des précédentes créations d’Illumination en termes de potentiel culte. Néanmoins je ne dirai pas non pour une suite !

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