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lascensionSamy, habitant de La Courneuve, est prêt à tout pour prouver son amour à la jolie Nadia. Même à lui promettre d’arriver au sommet de l’Everest, alors qu’il n’a aucune expérience de l’alpinisme…

Movie challenge 2017 : un film feel-good

Je le cherchais, je l’attendais, ce film feel-good pour mon Movie challenge. Pas si facile de trouver un long-métrage qui donne vraiment le sourire et la pêche sans tomber dans quelque chose de très convenu et trop mièvre. Je dois donc remercier Baz’art, chez qui j’ai gagné des places pour L’Ascension, car il n’est pas sûr que, parmi les magnifiques sorties de ce début d’année, je lui aurais donné la chance qu’il méritait sans ce coup de pouce.

Dès les premières images, j’ai souri, en reconnaissant à l’écran une partie de l’équipe d’« On n’demande qu’à en rire » (une émission que j’ai bien connue puisque j’ai fait partie des habitués du public) : Ahmed Sylla, dans la peau de Samy, qui s’offre un baptême de cinéma en grand puisque rôle principal, mais aussi Kévin Razy et Waly Dia en animateurs de la radio locale. En fait, j’étais amusée, mais aussi un peu inquiète, car on ne peut pas dire que l’émission de radio Nomade (que l’on retrouve régulièrement dans le film) fasse vraiment dans la finesse.

Heureusement très vite le film réussit à se détacher des clichés du milieu « banlieue » (incarnés notamment par les jeunes drogués qui conduisent Samy à la gare), pour suivre le périple du jeune homme qui s’en va pour le Népal la fleur au fusil, ou plutôt le paquet de Kréma dans le sac de rando. J’ai beaucoup apprécié que le personnage principal ne soit pas trop catégorisé par son langage ou ses attitudes. C’est avant tout un héros sympathique car complètement candide. On se demande quelle est la limite entre la roublardise et la naïveté la plus totale lorsqu’il s’engage dans cette aventure, s’inventant un CV de grimpeur, alors qu’il a même peur des buffles sur le chemin ! Ahmed Sylla tient bien son rôle, avec un jeu très expressif qui sait créer aussi bien le rire que l’émotion chez le spectateur.

La réalisation de Ludovic Bernard est assez classique mais qu’importe : on en prend plein la vue avec les marchés colorés de Katmandou, puis les paysages de plus en plus somptueux que découvre Samy au fil de l’ascension. La rencontre avec les autres grimpeurs, mais surtout avec les sherpas, est aussi l’occasion d’une petite réflexion sur la tolérance. Alors que les autres alpinistes charrient le jeune Français, voire réclament qu’il abandonne de crainte qu’il ne les ralentisse, son meilleur soutien est Johnny, son sherpa attitré, qui porte ses affaires en échange de la lecture d’un roman d’amour. Peu à peu, je me suis d’ailleurs détachée de la relation potentielle entre Nadia (Alice Belaïdi, toujours piquante) et Samy, pour trouver que la relation humaine la plus aboutie et touchante était bien la camaraderie du jeune homme avec son sherpa.

Au final, peu importe si certains éléments ne semblent pas tout à fait crédibles, si le fait de répéter la chute des blagues leur fait perdre en force et si la fin est totalement attendue : on ne peut s’empêcher d’être ému par la persévérance de Samy, son bon cœur et cette preuve d’amour si originale. Et la très chouette bande-son ne gâche rien ! Un film frais et pétillant qui prouve à tous qu’il est toujours possible de se dépasser et d’accomplir de grandes choses. À montrer aux jeunes !

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