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premiercontactLouise, professeur de linguistique, découvre en même temps que ses étudiants l’arrivée sur terre d’étranges vaisseaux venus de l’espace. L’armée fait appel à elle et au scientifique Ian pour entrer en communication avec les aliens…

 Movie challenge 2017 : un film qui m’a fait pleurer

Pour être honnête, je n’ai pas entendu parler de ce film à sa sortie, car il ne fait pas du tout partie de ma zone de confort cinématographique, et j’aurais totalement pu passer à côté.

Peu à peu, j’ai entendu des critiques extrêmement positives à son sujet (parfois même affirmant que c’était LE film de 2016). Intriguée, je l’ai noté dans un coin. Sa nomination aux Oscars, et quelques images aperçues à cette occasion l’ont fait remonter dans ma liste. Jusqu’à une conversation où j’ai essayé de faire admettre à quelqu’un qui n’aime pas les comédies musicales qu’il fallait passer outre et voir La La Land. Je m’étais prise à mon propre piège ! J’ai donc mis de côté ma réticence envers le genre de la SF pour visionner ce film.

C’est typiquement le genre de cas où je suis contente de m’être forcée à l’ouverture d’esprit. Déjà, j’ai été assez surprise de l’entrée en matière par le biais de la vie privée de Louise (Amy Adams) : dès les premières images, on découvre la vie de sa fille, et le décès tragique de celle-ci, emportée à l’adolescence par une maladie.

C’est un choix malin de la part des scénaristes, car ce début intimiste a réussi à capter mon attention, et à me faire oublier momentanément que j’allais voir un film avec des aliens ! Bien sûr, ceux-ci se sont rapidement rappelés à mon souvenir avec leur immense vaisseau spatial (mention spéciale pour l’esthétique qui s’éloigne bienheureusement de la soucoupe volante), les combinaisons que doivent revêtir les scientifiques entrant dans celui-ci, et bien sûr les êtres eux-mêmes. Je n’ai pas forcément été très convaincue par le look tentaculaire des aliens, mais je m’attendais à ne pas être convaincue, donc j’ai passé outre pour me concentrer sur la question du langage.

J’ai vraiment apprécié la découverte et l’apprentissage de la langue des aliens par Louise, même si j’ai trouvé que le film passait un peu rapidement sur les premières étapes de la compréhension entre les deux espèces. On a l’impression que Louise comprend presque par magie comment décoder le langage extraterrestre, ce qui m’a paru un peu simple. Cela dit les scènes de communication sont esthétiquement très réussies, avec un côté poétique. Le film devient alors assez contemplatif, et n’évite pas quelques longueurs au milieu, dès lors qu’on entre dans l’aspect stratégique des différentes puissances militaires terrestres. Cet aspect-là m’a laissée de marbre, car il m’a semblé faible en comparaison des autres thématiques abordées.

C’est surtout dans son dernier tiers que le film prend tout son sens, et c’est peut-être un peu dommage que toute l’émotion et tout l’enjeu soient concentrés en si peu de temps. Pendant les vingt dernières minutes, lorsque nous comprenons la raison de la venue des aliens sur Terre, le film de Denis Villeneuve aborde des questions existentielles bouleversantes et devient, d’un coup, un grand film. Mais j’ai trouvé que ce moment passait très vite pour arriver déjà à la fin du film !

Malgré ce déséquilibre dans le traitement des sujets, il s’agit d’un beau film, dans lequel Amy Adams est remarquablement émouvante. Une œuvre que je placerais à mi-chemin entre Interstellar (pour la réflexion complexe sur le temps), et Her (pour la communication de l’humain avec le non-humain).

 

 

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