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eddietheeagleDepuis toujours, Eddie Edwards n’a qu’un rêve : être athlète olympique. Après avoir essayé tous les sports, il se met au ski et rate de peu les sélections. Il décide alors de se lancer dans une discipline pour laquelle l’Angleterre n’a pas de représentant : le saut à ski.

 Movie challenge 2017 : un film qui se passe dans le milieu sportif

Je dois avouer que, quand j’ai proposé cette catégorie du Movie challenge à ma copinaute Tinalakiller, j’avais déjà ce film en tête. C’est l’avantage d’établir la liste des catégories, cela permet non seulement de faire de belles découvertes mais aussi de se donner l’occasion de rattraper des films qu’on avait loupé à leur sortie.

Celui-ci me faisait envie alors même qu’il s’agit d’une sorte de biopic, le genre cinématographique si florissant avec lequel j’ai tant de mal. De fait le film n’évite pas totalement l’écueil du genre : rattrapé par la réalité des faits, il perd un peu en romanesque par moments. Surtout, j’ai trouvé assez étrange la façon de se mouvoir d’Eddie, et j’ai compris avec les photos du vrai Eddie diffusées durant le générique de fin que l’acteur tentait tant bien que mal d’imiter le modèle. Moi qui avait été agréablement surprise par la révélation Taron Egerton dans Kingsman (c’était d’ailleurs la principale raison pour laquelle je voulais voir Eddie the Eagle), j’ai trouvé que ce rôle de composition ne lui allait pas aussi bien. Surtout, il m’a semblé qu’à force de vouloir à tout prix faire ressortir le prognathisme du personnage, l’acteur perdait en expressivité faciale. En gros, Eddie grimace plus qu’il ne sourit. Et c’est dommage, pour un personnage aussi positif !

Car indépendamment de ce petit inconvénient physique, j’ai trouvé que le personnage d’Eddie méritait qu’on lui consacre un film tant les valeurs qu’il transmet font plaisir à voir. Habité par son rêve, le jeune homme ne recule devant rien pour le réaliser, surmontant tous les obstacles avec un mélange d’obstination et d’inconscience qui en font un bon héros de fiction. De plus, il ne s’énerve jamais contre ceux qui veulent lui mettre des bâtons dans les roues mais les ignore ou trouve le moyen de les faire mentir et d’entraîner leur revirement à son sujet (comme avec les membres du comité olympique britannique).

Sans être hilarant, le film est plutôt amusant, lorsqu’on suit les déboires d’Eddie, mais également grâce au tandem formé par ses parents. La mère (Jo Hartley) soutient son fils en cachette du père (Keith Allen), qui espère que celui-ci va rentrer dans le droit chemin et le récupère à chacune de ses fugues. Le petit garçon rêveur du début m’a d’ailleurs rappelé la petite Olive de Little Miss Sunshine pour cette foi inébranlable en son destin.

Pour l’aider dans sa quête, Eddie trouve un allié inattendu en la personne de Bronson Peary (Hugh Jackman), un ancien sauteur à ski qui a dû arrêter sa carrière à cause de son penchant pour la boisson.

Sans surprise ni grande originalité, le film fait passer un bon moment et rend hommage aux belles valeurs de l’olympisme : le dépassement de soi, l’esprit sportif et la volonté de participer à cette fête du sport plus que de l’emporter.

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