lemondedecharlieAprès une année difficile, Charlie arrive au lycée avec l’envie de se faire enfin des amis. Il se lie avec des terminales, Patrick et sa sœur Sam, qui lui font découvrir les soirées festives, la musique qu’ils apprécient, mais aussi l’alcool et la drogue. Peu à peu, Charlie s’éprend de la jolie Sam…

Movie challenge 2016 : un film se passant au lycée

Il y a déjà plusieurs années qu’on m’avait offert ce film en me disant qu’il était vraiment chouette et risquait de me plaire. Et puis j’avais laissé traîner, parce que quand j’y pensais, je ne l’avais pas sous la main, où je n’avais pas le temps. Le Movie challenge m’a donné l’occasion d’enfin lui donner sa chance.

En effet je ne suis pas toujours fan des films sur les adolescents, j’en ai déjà parlé à propos de L’Année prochaine. Du coup, pour la catégorie « film se passant au lycée » je redoutais vraiment de tomber sur un teen movie un peu bête et vulgaire. J’avais pensé au très dur Detachment, avec Adrian Brody en prof remplaçant dans un lycée défavorisé, mais je l’avais déjà vu. Alors je me suis souvenue du Monde de Charlie. Ou plutôt de The perks of being a wallflower, un titre tellement plus judicieux et approprié. En effet, on suit le jeune Charlie à partir de son entrée au lycée où il cherche à se faire le plus discret possible, à se fondre dans le décor. Habitué aux quolibets, Charlie leur préfère la solitude. Son seul soutien est d’abord le professeur d’anglais qui repère ses aptitudes et l’encourage à lire et écrire. Mais bientôt, Charlie s’enhardit et profite d’un match pour engager la conversation avec Patrick, le clown du lycée, réputé pour ses imitations des professeurs. Se forme alors rapidement un trio extrêmement attendrissant composé de Patrick (Ezra Miller, bien plus intéressant ici que dans Madame Bovary), de sa sœur Sam (Emma Watson, qui trouve ici l’un de ses meilleurs rôles à ce jour, beaucoup plus profond que dans The Bling Ring) et de Charlie, qui n’en revient pas que des élèves de dernière année s’intéressent à lui. Logan Lerman, connu pour le rôle de Percy Jackson (mais que je découvrais pour ma part) est vraiment un excellent choix pour le rôle de Charlie, car il sait transmettre des émotions sans paroles, simplement par les expressions de son visage, son attitude parfois renfermée, parfois étonnée, souvent troublée par le monde qui l’entoure.

Le film prend une tournure un peu plus conventionnelle dès lors que Charlie est emmené par ses amis dans des fêtes insensées : on retrouve l’ambiance bien connue des soirées adolescentes avec alcool, sexe et drogues, les bals de fin d’année, et les festivités de Noël. Mais le tout reste évoqué avec bienveillance et sans excès ni vulgarité, porté par la grâce de Charlie, sa gentillesse innée qui fait fondre peu à peu tout son entourage. J’ai aimé cette douceur et le côté vintage apporté par les goûts musicaux de Sam et Charlie, ainsi que par la passion du petit groupe pour le Rocky Horror Picture Show.

Mais derrière cette apparente embellie dans la vie de Charlie se cachent des sujets difficiles qui émergent au fil de l’histoire : la violence conjugale, le deuil d’un être cher, l’homosexualité et le regard des autres, la dépression, les agressions sexuelles, les troubles psychiques…

J’ai trouvé le mélange entre tendresse et dureté particulièrement bien dosé tout au long du film, qui sait à la fois nous tenir en haleine et nous réconforter. Un « film doudou » pour ma part, à revoir en cas de coup de mou pour se souvenir du pouvoir de la gentillesse et de l’amitié ! Bref, un vrai film de Noël !

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