thehorsewhispererGrace, 13 ans, passionnée d’équitation, est victime d’un dramatique accident durant lequel elle perd à la fois sa meilleure amie et une jambe. Pour l’aider à surmonter le traumatisme, sa mère Annie l’emmène chez un spécialiste des chevaux…

Movie challenge 2016 : un film que j’ai vu quand j’étais plus jeune

 Je n’ai pas eu trop de mal à choisir ce film, en effet, il tient une place particulière dans mon rapport au cinéma. De mémoire, ce fut mon premier « film d’adulte » vu à la télévision. Même si ce n’était peut-être pas le premier que je voyais, ce fut le premier à me marquer vraiment, alors que j’avais à peine plus que l’âge de Grace dans le film.

Petite, j’adorais les films avec des animaux, c’est sans doute ce qui m’avait poussée à vouloir voir celui-ci. Avec le recul, je me dis qu’il était vraiment dur pour une adolescente. Pourtant, je l’ai adoré, au point qu’il soit devenu mon film préféré. Aujourd’hui encore, si je devais faire un top des meilleurs films de tous les temps à mes yeux, il y figurerait sûrement.

Je ne l’ai pas revu depuis plusieurs années, ses presque trois heures n’en faisant pas le film à regarder tous les ans. Et j’ai choisi d’écrire cette chronique d’après mes souvenirs, afin d’exprimer les raisons pour lesquelles il a marqué mon adolescence.

Je me souviens bien sûr de l’importance de la relation entre l’homme et l’animal, de la place de la nature et de tous ces plans sublimes dévoilant la beauté du Montana. De la voiture d’Annie filant avec le van sur des routes en ligne droite au milieu de nulle part. De l’impression d’immensité et de solitude qui se dégageait de l’environnement de Tom Booker.

Avec ce personnage, Robert Redford s’est offert un rôle magnifique, celui d’un homme dévoué aux autres, qui soigne les maux des hommes et des animaux par sa patience, sa douceur, sa confiance. Face à lui, deux immenses actrices. L’une, alors toute jeune, fut révélée par ce film, même si ce n’était pas sa première apparition au cinéma. La petite Scarlett Johansson y est bien loin de l’icône qu’elle est devenue plus tard, et je trouve assez amusant de repenser à la scène où Grace se demande qui voudra d’elle avec une jambe en moins, quand on sait à quel point son interprète a depuis pu déchaîner les fantasmes. C’est comme une lueur d’espoir qui éclaire cette scène douloureuse.

Et puis il y a Kristin Scott Thomas, qui est sans doute la raison première pour laquelle je suis tombée amoureuse de ce film. La reine Kristin, avec son naturel alliant énergie et élégance à toute épreuve, et que je découvrais ici, est devenue l’actrice dont j’ai vu le plus d’œuvres, même si je suis encore loin d’avoir fait le tour de son abondante filmographie.

Il y a dans ce film de la passion et de la détresse, des larmes et des battements de cœur, tout ce qui pouvait me faire aimer le cinéma à l’âge où les blockbusters ne me faisaient pas vraiment envie. Plus tard, j’ai lu le roman de Nicholas Evans dont le film est librement adapté. J’ai été surprise de trouver l’histoire plus banale et moins belle, presque glauque. Le casting et le scénario du film en font une œuvre épurée, plus en retenue, dans laquelle le combat entre la passion et le devoir prend tout son sens.

Voilà, j’ai envie de le revoir, maintenant ! 😉

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