Série, c’est fini ! « Desperate Housewives »

DHLorsque Mary Alice se suicide, ses voisines et amies Susan, Bree, Lynette, Gabrielle et Edie s’interrogent sur le secret qu’elle cachait. Peu à peu les masques tombent dans la banlieue chic de Wisteria Lane… 

Je pense que tout le monde ou presque a vu cette série. Même moi, c’est dire. En effet, à l’époque de sa diffusion, j’étais une jeune lycéenne fan de séries… françaises. Mes copines me harcelant pour que je me mette à « DH », j’ai cédé et ce fut donc ma première série US. Rapidement devenue fan, j’ai pourtant marqué une pause de plusieurs années pour cause d’études très prenantes et n’ai donc terminé la série que l’an dernier.

L’idée

Quand j’ai commencé à m’intéresser de très près à cette série phénomène, j’ai entendu une anecdote de Marc Cherry, le showrunner : il racontait avoir eu l’idée du scénario après une conversation avec sa mère, qui lui avouait avoir songé à noyer Marc et le reste de sa fratrie dans leur bain quand ils étaient enfants, tant elle était à bout. Le postulat de Desperate Housewives est donc assez féministe en son genre : il s’agit de donner la parole à des femmes qui n’ont socialement pas le droit de se plaindre car elles sont considérées comme des privilégiées. J’ai beaucoup aimé l’idée de montrer ce que les ménagères parfaites cherchent à tout prix à cacher, et d’égratigner sévèrement les mythes de l’American way of life.

Copyright ABC Studios, source : allocine.fr

Scénario

En plus de ce côté cynique – et un peu voyeur aussi – la série a pour elle un grand nombre de rebondissements, un rythme qui réussit à ne pas trop s’essouffler sur l’ensemble des 8 saisons, et des évolutions psychologiques très intéressantes pour les personnages un peu stéréotypés du début. Il me semble que c’est aussi une des premières à avoir osé une ellipse de 5 ans entre les saisons 4 et 5. J’avoue avoir oublié la plupart des arcs narratifs un peu étranges impliquant des voisins changeant à chaque saison, mais j’ai gardé en tête l’histoire principale et surtout les saisons extrêmes, la 1 et la 8, qui me semblent parmi les plus réussies. J’ai adoré suivre ces femmes attachantes malgré leurs gros défauts, et j’ai été vraiment triste de quitter Wisteria Lane à la fin, ce qui prouve que la série ne m’avait pas lassée.

Tonalités et thèmes

Ce que j’adorais dans Desperate Housewives, et que j’ai eu un peu de mal à retrouver par la suite dans d’autres séries, c’est ce mélange des tons si équilibré. On est à mi-chemin entre le soap, le thriller, la comédie… Certaines scènes sont très drôles, tantôt côté ironie tantôt dans l’absurde, même lorsque le fond peut être d’une grande noirceur. Mais il y a aussi beaucoup d’émotion, et je me souviens avoir pleuré plusieurs fois à chaudes larmes (notamment lors de la mort de certains personnages). Le thème central reste l’amitié qui unit – et désunit parfois – les ménagères et le traitement du sujet m’a plu, moi qui ne suis par ailleurs pas très fan des « films de potes » ou séries sur ce sujet (je n’ai jamais pu regarder un épisode de Friends en entier, par exemple). Doit-on faire passer l’amitié avant ou après les relations amoureuses ? Que peut-on pardonner à un ami ? Qu’est-on capable de faire par amitié ? sont quelques-unes des questions que pose Desperate Housewives.

Personnages

Copyright ABC Studios, source : allocine.fr

Comme souvent dans les séries, j’ai eu des personnages préférés, pas forcément les mêmes selon les saisons, et d’autres que j’ai détestés. J’ai voué une haine assez viscérale à Edie et Zach, deux personnages manipulateurs qui m’ont beaucoup rebutée, et mes housewives préférées étaient Susan et Lynette. Cela dit, paradoxalement, les personnages qui m’ont le plus marquée sont masculins. Toutes saisons confondues, mes préférés sont sans conteste Tom Scavo, parce qu’il m’a beaucoup fait rire, Mike Delfino pour le couple à rebondissements qu’il a formé avec Susan et pour les valeurs qu’il incarnait vers la fin de la série, et Andrew Van de Kamp. Mon engouement pour ce personnage a toujours suscité pas mal d’amusement, mais je trouve qu’il a une très belle évolution sur l’ensemble de la série (contrairement à sa sœur Danielle). Capable d’être retors, cruel, insupportable, il n’en est pas moins un jeune homme qui doit lutter contre les préjugés de sa famille pour faire accepter ses choix de vie, en particulier son orientation sexuelle. Et il a par la suite largement l’occasion de se racheter de ses mauvaises actions.

Copyright ABC Studios, source : allocine.fr

À voir après…

Au cas où vous seriez passés à côté de cette série (sait-on jamais), je vous la conseille absolument et vous met en garde contre son côté terriblement addictif ! Si vous l’avez aimée, vous apprécierez peut-être de retrouver le mélange des tons et des histoires de famille et de voisinage dans un autre contexte, comme celui des quartiers pauvres de Chicago avec Shameless US, une série qui ne manque pas non plus de rebondissements et de personnages forts. Plus proches de l’original, Devious Maids et Cougar Town ne sont a priori pas du même niveau.

Shameless

N’hésitez pas à venir dans les commentaires évoquer ce qu’a représenté Desperate Housewives pour vous, et parler de vos scènes ou de vos personnages préférés !

17 commentaires sur “Série, c’est fini ! « Desperate Housewives »

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  1. J’aime beaucoup cette série. Je ne l’ai pas finie mais rien ne presse. J’ai toujours plaisir à me replonger dans quelques épisodes, et à retrouver les héroïnes, qui ont chacune un petit quelque chose, un côté attachant, chacune à leur façon. 🙂

  2. J’ai adoré cette série, alors que ce n’est pas mon genre à la base non plus. Comme tu dis, elle est un mélange des genres équilibré. Il y avait du mystère, des amitiés, une palette de personnages que j’ai beaucoup apprécié (Mike <3), etc. Je l'ai vu il y a un petit paquet d'années, mais je n'exclue pas de revisionner cette série à l'avenir. En attendant, je n'ai jamais vu Shameless US. La série me tente mais je suis perdue entre les deux versions, je vais me lancer grâce à toi !

  3. J’ai beaucoup aimé cette série aussi. Bien aimé Brie VDK pour ses contradictions et ses barrières morales; J’ai moins aimé Susan, qui a tendance, à mon gout à surjouer (et jouer un peu trop à la blonde)
    mais super scénario chaque saison.

    1. C’est sûr qu’avec Brie on ne s’ennuie pas, il y a toujours un dilemme moral qui pointe son nez ! Je repense à la scène extraordinaire où elle astique son argenterie alors qu’on lui apprend une grave nouvelle…

  4. J’ai eu une période où j’aimais beaucoup regarder cette série. Mais avec le temps, j’ai loupé des épisodes, voire carrément des saisons ! Il faudrait peut-être que je me rattrape ^^

    1. Ah bon ? Comme j’ai coupé pendant plusieurs années, je n’ai pas ressenti ça mais peut-être que je m’en serais lassée si j’avais tout regardé en suivant.

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