LécolepourtousRecherché par la police, Jahwad croise dans la rue un prof qui cherche son nouvel établissement, un collège de banlieue où il redoute d’enseigner. Lorsque le prof est victime d’un accident, Jahwad décide de prendre sa place…

 Movie challenge 2016 : un film qui a eu de mauvaises critiques

J’ai eu beau me creuser la tête, cette catégorie du Movie challenge me posait un vrai problème. Toutes les listes de films mal réputés que je trouvais ne me donnaient absolument pas envie (en même temps, c’est normal, si on présente un film comme mauvais, ça motive rarement à le voir !).

Donc je me suis fiée à la sélection de la télévision, qui ne propose pas que des chefs-d’œuvre. C’est comme ça que je suis tombée sur L’école pour tous. J’avais déjà entendu parler de ce film, mais je n’avais pas pris le temps de le voir, soupçonnant une comédie un peu creuse.

Et en effet, on est bien dans cette veine du film français rigolo, avec des acteurs pêchus qui font le job, mais une intrigue qui tient en deux lignes et des clichés à gogo. C’est pour moi un peu particulier de voir ce type de films sur le sujet scolaire, car c’est un milieu que je connais très bien. J’ai moi-même failli m’engager dans cette voie professionnelle il y a quelques années. Je n’aime pas trop qu’on dise du mal du corps enseignant, même si je sais qu’on y trouve de tout, comme ailleurs. J’ai donc eu un peu de mal avec certains aspects caricaturaux du film d’Eric Rochant (plus connu sans doute comme réalisateur de séries : Mafiosa, Le bureau des légendes). Évidemment, tous les profs sont mal habillés, les femmes se pâment devant l’agrégé et tous ont l’air sacrément bourrés de tics et de bizarreries (« on m’appelle Pashmina » en tête).

À un moment j’ai espéré que le film puisse décoller un peu, lorsque les élèves demandent à leur prof un vrai cours, et que celui-ci prend très mal le fait que l’ensemble du collège considère sa classe comme nulle. Je me suis dit que peut-être on allait assister à un petit miracle, comme dans Le cercle des poètes disparus ou Le frangin d’Amérique. Que ce faux prof issu des quartiers populaires allait pouvoir insuffler à ces jeunes des leçons peut-être pas de français, mais de vie. Dommage que le film n’ait pas suivi cette direction et ait préféré une piste surréaliste, avec des jeunes qui se mettent spontanément à apprendre le vocabulaire de Molière (est-ce vraiment ce qui leur servira dans la vie ?).

Pour autant, je n’ai pas passé un mauvais moment. J’ai apprécié de retrouver la pétillante Élodie Navarre (L’art d’aimer), que l’on voit trop peu au cinéma, même si son personnage est très convenu. Surtout, j’ai bien ri des pitreries de Jahwad (Arié Elmaleh) surnommé par ses élèves « Sopalin », de son coloc et de ses collègues (Noémie Lvovsky, Samuel Labarthe, Vincent Desagnat et Valérie Bonneton). À voir comme un pur divertissement qui ne s’embarrasse pas de réalisme.

 

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