lesbêtisesFrançois arpente la vie avec maladresse. En quête de sa mère biologique, il extorque son adresse aux services sociaux malgré le refus de celle-ci et s’introduit chez elle lors d’une fête… 

Movie challenge 2016 : un film qui m’a fait pleurer de rire

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je viens vous parler de ce petit film (1h18) qui m’a énormément plu. Je dois tout de même avouer que je n’ai pas pleuré de rire au sens strict, par contre je me suis pris de bons fous rires régulièrement, qui m’ont fait passer un excellent moment. D’autant plus excellent que c’était totalement inattendu. J’avais à peine entendu parler de ce film, et je dois une fois encore remercier la plateforme de la médiathèque de mon enfance d’avoir rendu ce long-métrage accessible sur son site. En épluchant le catalogue virtuel, je suis retombée sur ce titre alléchant, et comme je venais de voir Marguerite et Julien, dans lequel je trouvais Jérémie Elkaïm un peu éclipsé par sa partenaire, je me suis dit que c’était l’occasion de lui donner une chance de se rattraper.

Bien m’en a pris. Il est possible que l’acteur fétiche de Valérie Donzelli tienne dans ce film qui aurait pu être d’elle – mais qui est en fait le premier long des sœurs Philippon, dont je vous assure que je ne manquerai pas les prochains – son meilleur rôle à ce jour. Dès la première scène, le personnage de François est campé avec tendresse : le trentenaire lunaire est d’une maladresse à toute épreuve, et réussit en dix minutes à cumuler les gags. On se croirait chez Mister Bean, la méchanceté en moins. Car François est un gentil, qui ne voudrait surtout pas faire de mal et qui passe son temps à s’excuser pour ses bêtises. Pourtant, il n’est pas si bête, et trouve le moyen de contourner la loi pour, coûte que coûte, rencontrer sa mère biologique. On peut imaginer que c’est cette absence de racines qui le rend vacillant, funambule tombant du fil à chaque embûche faute d’un giron où venir se réfugier.

La fête chez les Burdini donne l’occasion aux réalisatrices de développer un univers loufoque, déjanté, musical et coloré. J’ai aimé ce côté délirant qui ne devient jamais bête ou vulgaire. Des acteurs que je n’apprécie pas toujours par ailleurs comme Jonathan Lambert ou Jacques Weber ont ici su capter ma sympathie. J’ai surtout adoré le personnage de Sonia, la barmaid au hoquet tenace, campée par une Sara Giraudeau qui m’a totalement séduite. Sa voix enfantine et son regard candide en font un atout incontestable qui ajoute à la fraîcheur générale du film. Malgré tout, la gravité vient poindre sous l’hilarité. Il est quand même question d’un enfant que l’on a abandonné, et d’une famille qui vit sous le sceau du secret… Profondeur et rebondissements sont au rendez-vous dans la deuxième moitié du film, surtout après la prestation musicale de François. Moi qui ai toujours beaucoup aimé la chanson de Sabine Paturel, je ne m’attendais pas, malgré le titre, à l’entendre dans le film. J’ai donc été ravie par cette version fun et chaleureuse (d’ailleurs toute la bande originale de Fred Avril est très chouette).

C’est donc un vrai coup de cœur que cette pépite découverte presque par hasard et qui m’a rappelé l’univers décalé d’un de mes films préférés, Ensemble, nous allons vivre une très très grande histoire d’amour.

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